‹ Le docteur ServansChapitre 102 sur 201 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

votre ambition l'emporte sur votre avarice... Quand le roi ne faisait pas attention à moi, je vous étais indifférente ; le roi me regarde : je suis jolie ! le roi m'aime : vous m'adorez ! Oh ! vous avez raison, mon oncle, et c'est moi qui avais tort d'écouter un simple gentilhomme comme M. de Guichc. Mais qui pouvait se douter que le roi de France, que Louis XIV ferait attention à moi ? à moi qui dans mon isolement me trouvais trop heureuse d'être aimée du plus beau gentilhomme de la cour!... Oui... mais, en attendant, imprudente que j'ai été!... Oh ! mais quand je ferai un appel à sa délicatesse, quand il saura qu'il s'agit, non pas d'être la maîtresse du roi, mais d'être reine de France, il s'écartera de mon chemin, il s'éloignera de la cour. « Faites-vous belle ! faites-vous belle 1 » Eh bien, puisque tout le monde le veut,

essayons. (Elle s'assied sur an tabouret, au milieu du théâtre, et ouvre

la cassette.) Oh ! les magnifiques diamants !

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