ACTE III
MARIE
Je fais mieux que de vous dire : Foyez t monseigneur ; je vous dis : Prenez!
d'an j ou.
En vérité, vous offrez cela comme des bonbons de baptême.
MARIE
Pourquoi pas, puisque je suis marraine ?
d'anjou.
Marraine de qui?
MARIE
De la générosité de M. de Mazarin, qui vient de naître au monde après cinquante ans de grossesse... Le père est malade, mais l'enfant se porte bien.
Ah ! j'y suis !
MARIE
Quoi? .
d'anjou.
"' L'agent secret de mon frère lui aura dit qua M. de Mazarin avait des millions plein ses caves, et notre cer cardinal, qui craint qu'on ne les loui reprenne, fait la part du feu.
MARIE
Que ce soit cette raison-là ou une autre, peu importe ! nous tenons la cassette* c'est le principal»
d'anjou.
Oh 1 mais, regardez donc ! comme voilà un fil de diamant qui ferait une jolie ganse de chapeau !
MARIE
Voyez donc cette rivière 1 Quel admirable collier !
d'anjou.
Et cette agrafe de manteau!
MARIE
Et ces boucles d'oreilles !
d'anjou.
Et ces boutons de manchettes !
MARIE
Et ce diadème de brillants !
jiiais regardez donc, Marie !
MARIE
Mais voyez donc, prince !
(Chacun d'eux fouille dans la cassette, et en lite quelque cliosc en poussant des cris de joie.)