‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 100 sur 183 · Ibid., (fu. 11, li · texte numérisé non relu

Ibid., (fu. 11, li

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propterea dixfiiv (Lniiiiatiiiii luis^«-, «|Ui.i jiniiui <|iii'i<'iii feiTc j)()riias (lamnaïuinniiii, scd ikhi 'ianmaloi'uin '.

Aussi la salisfaclinii du (Jinst est-dit; alisnlurneiit parfaili; et nous u'avons pln^ ciin -• ajout'T <!<' nos (iMivres |)ers()niiellos.

Nos satisfactiont^ni ( hrisli ctMiscnius ita porfrctairi l't sufticiontem \\t plcuissiino pro peccatis noatris oirinibus satistVcerit.. non tantuni prn culf)a soà ctiani pm popna tani teniporali (piain acUu'ua. ut nulluni (l(Mn<:eps supcrsit sacriliciuni liilasiicuni (i(MUio olVerendum, nec satisfactiones vel in hac vita vel post eam luendae*-^.

Dans cette satisfaction il faut d'ailleurs faire entrer, comme deux parties solidaires, la vie et la mort du Christ.

Communis et in Ecclesiis nostris recepta sententia est satisfactioneni Christi... i'om})lecti non modo ])a.ssiones Christi... sed et totius vitae obediejitiam, scilicet iustas et sanctas actiones quibus legis mandata perfecte loco nostro implevit, ut ex bis duabus parti bus inteiirurn et perfectuni redemptionis nostrae pretium exsur^at.

Son rôle de médiateur n'exigeait pas moins.

Id omne voluntariadispensationepro nobis subire debuit ex officio mediatoris et vi pacti cum ipso a Pâtre initi, ut se sponsorem nostrum praestando ea omnia loco nostro faceret et pateretur ad quae obstricti eramus^.

Enfin Fauteur démontre, conformément au dogme calviniste, que, par la volonté de Dieu et du Christ, les satisfactions du Sauveur ne valent que pour ie

1. Locus xni, qu. 14, W" 3 et i3, p. 383-387. '2. l.ocus XIV, qu. li, n^ 15, p. 47(». 3. Ibid., qu. 13, n. -2 et 16,

400 DEl ORMATIONS PROTESTANTES DU MYSTERE.

petit nombre des prédestinés ^ Tout cela constitue un ensemble de thèses parfaitement enchaînées, dont la logique est irrésistible aussitôt qu'on admet le point de départ. Et comme pour bien montrer que ce n'est pas une doctrine personnelle, le même Turretin a constitué sur ce sujet un dossier de dissertations empruntées à divers auteurs protestants, qui établissent avec de semblables arguments les trois points essentiels : nécessité, réalité, surabondante perfection de la satisfaction fournie par le Christ à notre place ^.

Sans doute l'un ou l'autre de ces articles fondamentaux furent contestés au sein des Églises protestantes. Piscator (f 1626) battit en brèche la distinction entre l'obéissance active et passive; Osiander s'éleva contre le concept d'une justice purement imputée et réclama la sanctification réelle comme fruit de la Rédemption^. C'était un réveil de l'esprit chrétien contre le formalisme d'école, et Ton remarquera qu'il ramenait d'instinct les plus pures doctrines catholiques. Mais l'Eglise officielle surmonta ces controverses et, dans l'ensemble, la doctrine que nous avons exposée constitua, pendant tout le cours des xvii^ et xviii^ siècles, le canon de l'orthodoxie.

Qu'on en juge par la description qu'en faisait, il y a un demi-siècle, un jeune docteur de Strasbourg.

La théorie traditionnelle , partant de Tidée de la coulpe humaine à laquelle correspond en Dieu la justice

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