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sionsont dû porter sur deux points : la divinité du Saint-Esprit et la théologie des hypostases.
A ce programme répond très exactement le symbole qui nous est parvenu et qui a quelque peu usurpé, daiis la langue courante, le nom de symbole de Nicée. Il comporte d'abord une addition au symbole primitif de Nicéé, là voici : « Je crois au Saint-Esprit, Seigneur vivifiant qui procède du Père, qui, avec le Père et le Fils, reçoit une même adoration et un même hommage, qui a parlé par les prophètes. » Il comporte de plus une suppression : celle de l'anathème final, où le mot hypostase était associé au mot essence : l'association, source de perpétuelles confusions, disparaît, et dès lors il n'y a plus aucune difficulté à parler indifféremment, soit des personnes divines avec les Occidentaux, soit des hypostases divines avec les Orientaux. -
Une tradition ferme, depuis le v® siècle, attribue aux Pères de Gonstantinople la paternité de ce symbole. A vrai dire, le fondement de cette tradition ne comporte pas de vérification historique ; et le fait qu'un symbole presque identique se lit déjà dans VAncoraius de saint Epiphane, achevé dès l'année 374, pose une difficulté sérieuse ' . Mais soit que les Pères
l. Ancoratns^ 119; PG., XLIII, 232. — Voir, sur cette contro-
de Constantinople aient eu quelque part à la rédaction de ce texte, soit qu'ils l'aient reçu tel quel de Jérusalem ou de toute autre Église^ ils ne pouvaient qu'y reconnaître l'expression de leur foi et la réponse à leurs préoccupation» les plus actuelles ; là tradition qui le leur attribue renferme donc une part de vérité incontestable, encore que difficile à préciser/ Ce symbole a pris place dans la liturgie de l'Eglise catholique. Sauf le Filioque, introduit au cours des siècles, sur l'initiative des chrétientés espagnoles, il n'a pas subi de retouche; par le chant solennel du Credo ^ k la grand'messe, les fidèles du xx^ siècle font écho à la voix du concile de Constantinople et du concile de Nicée.
verse,les indications fournies par Ms' Batiffol, Le Siège Apostolique, pp. 125-126, Paris, 1924. Je ne vois pas bien, pour ma part, la nécessité de renoncer à la tradition affirmée par le concile de Chaleédoine.