‹ Le domino noirChapitre 5 sur 55 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

angèle, h Brigitte.

bat est-il disposé?

BRIGITTE

C'est convenu, c'est dit !

ANCÈl.I.

la voiture à minuit nous attendra! ...

horâCE, sur le canapé, h paît.

C'est elle!

angÈle, h Brigitte.

[t toi, songes-y bien!... au rendez-vous fidèle Dans ce salon à minuit!

BRIGITTE et HORACE.

A minuit!

ANGÈLE

Jn instant de retard, et nous serions perdues.

BRIGITTE

e le sais bien !

ANGÈLE

Et rien qu'y penser me fait peur !

BRIGITTE

Allons, madame, allons , du cœur.

Et dans la foule confondues En songeant au plaisir, oublions la frayeur !

ENSEMBLE

BRIGITTE et ANGÈLE.

O belle soirée !

Moment enchanteur !

Mon âme enivrée Rêve le bonheur!

HORACE

O douce soirée !

Moment enchanteur !

Mon ame enivrée Renaît au bonheur!

angble, remuntaiil le théâtre.

Nous sommes seules !

brigittb, redescendant et regardant du côté du rannpé.

Non! un cavalier est là Qui nous écoute !

angÈle, remettant vivement son masque.

O ciel !

Horace s'est étendu sur le canapé, a fermé les yeux et feint de dormir au moment où BngilU le regarde.

BRIGITTE

\\ assurez-vous, mada.iia, Il dort !

AKC.ÈLE.

Bien vrai !

BRIGITTE

Sans doute.

horaci, à pa , tes yeux fermés.

Et sur mon amo, Profondement il dormira !

bmgittb, le regardant sous le nez.

Il n'est vraiment pas mal ! regardez-le, de grâce ! angèle, s'avançant.

Ah! grand Dieu !.. c'est lui!... c'est Horace! BiiiGiTTB, étonnée.

Horace !...

ANGBLE.

Eh! oui, ce jeune cavalier Qui nous protégea l'an dernier.

BRIGITTE

C'est possible... et j'aime à vous croire.

Quoi ! tu ne l'aurais pas reconnu?

BRIGITTE

Non vraiment.

Je n'ai pas autant de mémoire Que madame.

Horace, à part.

Ah ! c'est charmant !

ENSEMBLE

ANGÈLE et BRIGITTE.

O belle soirée !

Moment enchanteur !

Mon ame enivrée Rêve le bonheur !

HORACE

O douce soirée !

Moment enchanteur !

Mon ame enivrée Renaît au bonheur !

bbigittk, regardant du côté du salon, agaucl.e. L'orchestre a dorfné le signal :

Voici qu'à danser l'on commence, Entions dans la salle du bal, angèle, avec embarras, et regardant Horace. Pas maintenant.

BRIGITTE

Pourquoi ?

angelb.

Je pense Qu'à la fin de la contredanse On sera moins remarquée... attendons!

Brigitte, avec un peu d'impatience.

Comme vous le voudrez; mais ici nous perdons Un temps précieux.

Non, ma chère.

Lui montrant la porte àgauche.

D'ici l'on voit très-bien.

Brigitte, se plaçant près de la porte et regardant. C'est juste.

horacb, a part.

O sort prospère!

ahgblb , s'approchant d'Horace pendant que Brigitte n'est occupée que de ce qui se passe dans la salle de bal.

Ah ! si j'osais...

Non... non. jamais!

premier couplet.

Le trouble et la frayeur dont mon ame est atteinte Me disent que j'ai tort... hélas ! je le crains bien. Mais... mais... je puis du moins le regarder sans Il dort ! il dort ! et n'en saura rien, [crainte. Non, non... jamais il n'en saura rien!

brigittb, quittant la porte à gauche.

Entendez-vous ce joyeux boléro?

ARGÈLE , à part et regardant Horace.

Mon Dieu ! mon Dieu !... ce bruit nouveau Va l'éveiller... le maudit boléro!

BRIGITTB.

Le joli boléro !

ENSEMBLE

ANGELE.

Je crains qu'il ne s'éveille

A ces accords joyeux !

Oui, tout me le conseille,

Fuyons loin de ses yeux !

S'arrélant.

Non... non... quelle merveille .

Il dort... il dort très-bien!

Mon Dieu ! fais qu'il sommeille

Et qu'il n'entende rien.

Brigitte, riant.

Bien loin qu'il ne s'éveille

A ces accords joyeux,

Ou dirait qu'il sommeille,

Et n'en rêve que mieux !

Ah ! c'est une merveille,

Et je n'y conçois rien;

Vraiment, quand il sommeille,

Ce monsieur dort très-bien !

Horace, sur le canapé.

Ah ! loin que je m'éveille,

Fermons , fermons les yeux !

L'amour me le conseille :

Dormons pour être heureux !

Soulevant sa tête de temps en temps.

Pendant que je sommeille,

D'ici je vois très-bien.

O suave merveille !

Quel bonheur est le mien !

Brigitte retourne à la porte du bal, regarde le boléro et Ang'ele se rapproche du canapé.

ANGÈLE

Ah ! combien mon ame est émue !

horace, à demi-voix sur le canapé et feignant de rêver.

A toi!... toujours à toi , Ma charmante inconnue!

ANGÈLE

En dormant il pense à moi !

■euxièhb couplet.

Nul sentiment coupable en ces lieux ne m'anime , Et pourtant y rester est mal... je le sens bien ! Mais ce bouquet... je puis le lui laisser sans crime Il dort!., il dort!., il n'en saura rien î Non ! il n'en saura jamais rien !

Elle place sun bouquet sur le canapé à calé d'Horace ,* en ce moment le bruit de l'orchestre reprend une nouvelle force , elle s'eloigm: vivement.

ENSEMBLE

ANGÈLE

Je crains qu'il ne s'éveille A ces accords joyeux !

Et tout me le conseille, Fuyons loin de ces lieux !

Mais non, quelle merveille !

Il dort! il dort très-bien!

Mon Dieu! fais qu'il sommeille Et qu'il n'entende rien !

BRIGITTE

Bien loin qu'il ne s'éveille A ces accords joyeux , On dirait qu'il sommeille Et n'en rêve que mieux !

Ah ! c'est une merveille, Et je n'y conçois rien ; Vraiment, quand il sommeil)*.

Ce monsieur dort très-oien :'

MAGASIN THEATRAL

HORACE

Ali ! loin que je m'éveille

Fermons, lei nions les yeux !

L'amour me le conseille :

Dormons pour être heureux !

Pendant que je sommeille D'ici je vois très-bien , Prenant le bouquet qu'il cache dans son sein. O suave merveille !

Quel bonheur est le mien !

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