SCENE II
M” DE SARTINES seule. Elle se lève. •
Lui fermer ma porte!. . Que je suis folle!.. Cela m’avancera beaucoup si je ne cesse pas de penser à lui!.. Je ne l’ai pourtant vu qu’une seule fois depuis huit jours; et comme il était froid!. . Aussi , pourquoi l’ai-je désespéré? Son amour pour moi est si teudre et si dévoué !. . Ah ! il le porte ailleurs, cet amour que je repousse !. . Oui, cette dame de Ponchartrain, si coquette, si vaine de sa beauté, il ne la quitte plus!.. Je ne le souffrirai pas , je ne veux pas le souffrir ; car c’est moi, c’est moi seule qu’il aime!.. Mais moi, je ne dois pas l’aimer!
Air : de Céline.
En songeant à son inconstance Je sens que je dois le haïr;
Quand j’ai dit : Fuyez tua présence !
Comme il s’est pressé d’obéir!..
M’afQiger est une folie,
Y penser n’est pas san6 péril;
Quand le devoir veut qu’on oublie Pourquoi le cœur se souvient-il F
N’importe, son infidélité serait mon supplice; je veux le voir, oui, s’il vient, je le recevrai !.. Allons donner contre-ordre!... Ciel! c’est lui!. . Ah! toute nia colère renaît à son aspect!. .