SCÈNE PREMIÈRE
DEGÊVRES, DE LYONNE, DE SAINT-AIGNAN, ConcrmNs.
Au lever du rideau, les gentilshommes forment diffèrent* groupes et se promènent en causant entre em. — De Lyo me entre par le fond.
DE LIONNE
Comment! déjà foule dans les antichambres?
DE cfevaE*.
Eh I c'est monsieur de Lyonnc t
DE LIONNE, «nul * kl.
Monsieur le capitaine des Gardes! Bonjour de Gèires. Bonjour, messieurs.
saint- aie.* an.
Vous voilà de bonne heure an Louvre!
DE LIONNE
Je viens prendre les ordres de Sa Majesté.
DE r.ÊVÜES.
Impossible en ce moment ! c'est l'heure à laquelle le roi a coutume de travailler.
DE LIONNE
Oui, depuis cinq mois que Mazarin est mort, Louis XIV, las d’être en tutelle, a déclaré hautement sa volonté de diriger luirm'me les affaires de l’Etat.
SAINT-AIGNAN
Ce qui a fait faire la grimace à bien du monde.
DE LIONNE
Et désappointé bien des ambitieux.
DE GÊVNES.
A commencer par monsieur Fouquet, le surintendant, qui rêvai» la survivance du cardinal.
DE I TONNE
Bah ! son partage est encore assez beau; ne tient-il pan le» finances, cette source de la faveur et du pouvoir?
SAINT-AIGNAN
CVst vrail et il en dispose largement.