DI LT0R5I
Trop largement même. Quel faste! Quelles prodigalités! u anchant du .Mécène* puisant a pleines mains dans le trésor public* rien no lui coule pour satisfaire ses passions et sa vain té.
SAUT-A1GMAN.
Lui, un ancien petit liobeieau de province !
de ctvn&s.
La vérité, il serait tempe que la roi mit un terme à de semblables désordres.
DK LTOSNK.
Cet hommc-là.sl on le laisse faire, finira par ruiner l’Etat ItMhMIItfb Par perdre U France...
DI LTOME.
A propos, vous saves la nouvelle?
TOUS
Non I quoi donc ?
or tuerai.
On dit qu'il va donner une fêle.
TOUS
l'ne fête! encore une fête!
DK (itvnafc
Et oü donc cela?
DI LYOïrai.
Dans son château de Vaux, cette résidence princière, ce palais do Sardituiipale, où il reçoit orgueilleusement ses courtisais et ses maltresses; une fête merveilleuse, splendide, oui doit éclipser toutes les magnificences royales, et pour laquelle il aurait dépensé cinq millions.
TOUS
Cinq millions 1
■Anrr-AuauH.
Mais c'ait Inouï 1
os cirais.
Prodigieux I Donner une pareille fête quand déjà son luxe,
ses dépenses excessives font scandale à la cour! tnmchcmcut j'ai peine à vous croire.
DK LTOfiSfE rcaoBU «il f*c»rd« ■■ fond.
Tend, nous allons bien savoir la vérité; car voici Pélissoo* le secrétaire de monsieur Fouquet.
SCÈNK 11 .
Les Même*. l'ELISSON .
PELtSSON, (iiml *1 ÜmbI i p»tt »ur dci uUeUoi q»'*l Uttl I l> nuio ; Pour voir en CM beaux lieux lo plus graud roi du inonde.
Mortels, Je vieus 4 vous de usa grotte profonde...
DE LYOSRE, Sa* an coistiiaa*.
Eh bien !.... il ne nous voit pas !
DK CâVRKS, d.-mteu.
Que lit-U donc?
POLISSON, conllBoul.
Fautait en sa faveur, que la terre et que l’eau...
DK LVOMMK. •'afff'xRut.
Monsieur Pélisson...
rtussoit.
Ah! pardon, messieurs serviteur! je ne vous avais point
aperçus, jetais dans le feu... (a«pfMMtt)
... quo U terre et que l’eau...
DI LYOS.NE.
Que faites-vous donc là? vous avez l'air bien préoccupé. di civil u.
Est-ce que vous composeriez ?
PBUSKM.
Oui, messieurs... des vers.
DE LÏORNE.
C'est juste ! vous été» poêle.
PÊLIasOM,
Oh! chétif poète... pauvre petit nourrisson des MUses; comme disait FonteneUe, deüe-marets : simple commis au départnnent des alla ires poétiques. Mais cette fois, je tieus à me surpasser.
DK LtomB.
Vraiment?
PELlSSOfl .
Lorqu'on doit avoir l'honneur d'être représenté devant toute la cour, en présence d’augustes personnages...
DF. cftVkK*.
D'augustes personnages!
rÉuwM.
Et avant une comédie de Molière.
di: ltusni.
A h! bah 1 mais il s'agit donc ?...
rÉUKOM.
Il s’agit d’un prologue que je suis chargé de Taire, |>our la fête que donne monsieur Fouquet.
ions.
Monsieur Fouquet!
DE LTORRE, Ui» « .1* Cevie*.
%li bien ! que vous disais-je !
de ouvres, b».
Et le roi soufire cela !
réussoN.
Le sujet en est assez ingénieux; la toile levée, une naïade sort des eaux dans une coquille de nacre.... en carton bien entendu. C'est la belle Athénaîs de Saint-Mars, demoiselle d honneur de la reine mère, qui doit remplir le rôle de la naïade. Elle t'avance gracieusement comme ça... .et.... (l'ipomut 10.1*1 '■ne ta,.} vous ne m’écoutez pas?
DK t.ËVMS.
Si fait ! si fait ! continuez !
i-éussos. .
Elle s’avance donc, et dit en s'adressant à Sa Majesté...
TOUS, irit-iuprl..
A Sa Majesté?...
ftUSION* ifcMate-
Pour voir en est beaux lieux le plua grand roi du...
DK I TORSE.
Comment! mais le roi y sera donc?
ptufltoa.
Sans doute.
roc*.
Est-il possible !
«LISSOR, irprcMtt rte».
Alors* une foule de Dryades, accompagnées de Faunes et de
satyres...
DI LTORXt
Eh! morbleu, laissez-lâ vos faunes et vos satyre»! et répondes! Vous dites que le roi doit aller à Vaux?...
rtusaon.
Du moins, nous l'espérons.
DI GËVRKS, ir«Biqa«*Ml.
Ah ! vous l ‘espérez !
rtuwod.
Monsieur Fouquet lui a fait demander une audience ce matin. En ce moulent même il est prêt do lui.
- TOUS
Près du roi?
PELLsSOft.
Qu'il a le projet d’inviter à celte fête.
TOUS, •« rrcriial.
L'inviter à cette fête !
Meus SON. •
Certainement, (a pmi.) Ah! çà! qu’est-ce qu'ils ont donc tous M ...
DK L YONNE.
L'inviter!... Il aurait eu cette audace!