I.Ë DONJON
molli.
Ne parles pas ainsi, mon ami ; vous me ferez oublier mes souffrances passées, mes années de désespoir; mais celle qui a payé mon bonheur de ses larmes, ma liberté de sa vie, nul ne me la fera oublier, nul ne saurait me la rendre.
fouquet.
Ah! ne dis pas cela, Louise!... J’entourerai ta vie de tantd’é clat eide grandeur...
LOUISE
.Mon ami, cet éclat me fait peur... Cette grandeur m’épouvante.
BOUQUET
Pourquoi î...
LOUISE
Vous êtes bon et vous n'avez mérité la haine de personne., mais vous êtes puissant et bien des gens vous envient... et ceux qui vous envient sont bien près de vous haïr.
FOUQUET
De qui parles-tu?
LOUISE
De qui ?... tenez, do ceux qui viennent là, et dont le regard trahit à chaqne instant une pensée ennemie...
FOUQUET
De Lyonne... de fièvres... Saint-Aignau...
LOUISE
Notre amour est encore un secret ; je retourne auprès de la reine... au ravoir I...
Oui, au revoir, chère Louise!... à bientôt !...
(Louis* s'échappe. — four|uel remonte do quelques pas pour lu regarder s’éloigner, pendant que do l'autre côté arrivent h* Gentilshommes.)