SCÈNE IV
DE LYONNE, DE GÊVRES, SAINT-AIGNAN « us cdith.homme».
DE GÊVRES, Qui » r*(T*rd< «ortie Fooqoet.
Décidément, messieurs, le vent a tourné... monsieur Fouquet a la mine radieuse aujourd’hui.
DE t.YOBHS.
Il ne la conservera peut-être pas longtemps.
DE V1NCENNES. 7
de g Etre».
Que voulez-vous dire ?
SAINT-AICNAR.
Est-ce qu'il y aurait du nouveau ?
de l'tomUc.
Cette fête, où il a déployé tant de splendeur, et par laquelle il espère reconquérir la faveur du roi, est l’arme la plus terrible qu'il pouvait ruurnir contre lui.
TOUS
Comment? expliquez-vous.
DE LYONNE
Je regardais Louis XIV à son entrée ici... Il a pâli, messieurs. Oui, pfdi d’orgueil, blessé à l'aspect de tout ce faste: ou je me trompe fort, ou il ne le pardonnera pas à Fouquet.
DE dévie».
Vous croyez?
DE LTOKXC
Et d'ailleurs, si Sa Majesté hésitait encore, j'aurai bientôt de quoi lever ses dernier» scrupules.
TOUS
Quoi donc?
DK LYONNE.
Un simple papier... un tout petit billet que je viens d'acheter à un valet du surintendant et qu’il doit me livrer dans une heure.
DF. GÊVRES.
Et pourquoi ne l'a-t-il pas fait tout de suite ?
DL L ÏONNB.
Ah! narce que le drôle est homme de précaution et qu'avant de conclure une alla ire qui pourrait le faire pendre, il voulait tout préparer pour sa fuite; mais c’est chose convenue... dans une heure le billet passera entre mes mains, moyennant dix mille livres... et franchement, messieurs, ce n’est pas trop cher... car il contient la fortune de rouquet...
(Depuis quelques instants, on * vu entrer Bonavcntarc , costume de
paysan on voyage, bâton et paquet à la main. Il a regardé de tous
côtés; puis, avisant les gentilshommes, il a’est approché d’eux en
ôtant son chapeau.)