SCÈNE V
les mêmes, BON AVENTURE.
BONAVENTURE
Pardon, excuse mes gentilshommes.
DE LYONNE, «orprl*.
Ilein?.... qu’est-cc?.. que nous vent-on ?
BON AVENTURE
Ne vous dérangez pas... ce n'est que moi... M. le marquis do Saint-Mars, s'il vous plaît?
DK LYONNE.
Eh!... au diable l'imbécile I
BON AVENTURE, A p*H.
Saperlotte!... comme il traite M. le Marquis!... Enfin I ça ne me regarde pas... (m»ui.) Figurez-vous, messieurs, quej’arrivedu fond de la Champagne.... la Champagne!... renommée pour scs mouton» et ses hommes d’esprit!
DE LTONNE.
Ah ça! morbleu, nous laisseras- tu?...
DK cèyrz$.
Quel est donc ce maraud qui sepermeL..(iii mwiniN m»i.)
BOVAVENTURK, t part.
Il parait qu'ils sont en affaires... J’attendrai. — Mais d’abord, lâchons de bien me rmértwirer ce qu’on m'a recommandé afin de ne pas faire de houlettes. — Nous disons donc qu’il y a huit jours, j’étais au village, eu train de raser un bossu... (n'iaicrratipMt) j'ai remarqué que chaque fois que je rase un bossu, il m'arrive quelque chose d'heureux. J étais donc occupé a raser mon bossu, lorsque mon frère, Jérôme Toussaint, entre dans ma boutique. — Bonaventurc, qu'il me dit, le métier de barbier ne va guère.— Tu pourrais même ajouter, lui répondisje, qu’il ne va pas du tout. — Et depuis longtemps, reprend mon frère, tu désires trouver une condition à Pans.— Ah! oui, une condition tranquille, bien j)ourn,bien couché, pas grandchose à faire et de bons gages, ça m'irait joliment! — Eli! bien, que fait Jérôme, j'ai ton affaire. — Ah! bahl — Oui, M. le marquis de Saint-Mars sotu les ordres de qui j’ai servi autrefois comme soldat, vient de m'écrire que, voulant vivre à la cour, il avait besoin à son service d’un homme dévoué et qu'il comptait sur moi. — Comment, sur toi?... mais si c'est à toi qu on oftre la place... — Oui, mais moi. je n’en veux pas. Je suis bien au pays et j'entends y rester. Seulement, comme je crains de fâcherie marquis, j'ai trouvé un moyen d'arranger les choses... U y a dix ans qu'il ne m’a pas vu; toi et moi, on nous prend souvent l'uu pour l'autre. — C’est vrai que nous nous ressemblou-