‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 130 sur 130 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

ATant-propos. — La questioa de l'homogénéité de la théologie et du donné révélé, sans appartenir à la foi, n'est pas entièrement libre, p. 188. — Distinction de la théologie et des sciences rationnelles qui empruntent son nom, p. 189. — La théologie prend pour principe le contenu du dogme et en développe les virtualités par le raisonnement, p. 191. ~ Le problème est de savoir si le contenu de semblables conclusions est homogène au contenu du donné dogmatique, p. 192. — Obstacles à l'homogénéité, p. 193. — Pourquoi la division de cette deuxième partie en quatre leçons? p. 195.

I. lie Donné théolog^ique. — Donné théologique fondamental et donné théologique immédiat, p. 196. — Division de cette leçon, p. 197. — 11 s'agit du donné immédiat. — I. Le Donné théologique fondé sur la foi naturellement acquise, p. 198. — Critique de cette notion : nouvelle, p. 199; occasionnelle, p. 200; qui rend la théologie hétérogène à la vérité révélée, p. 201. — Réponse à une objection de Vasquez, p. 202. — Le donné théologique a son fondement, par l'intermédiaire de la foi divine, dans la science même de Dieu, p. 203. — IL La théorie du donné théologique scientifique, p. 207. — Son origine : nécessité pour le théologien de se mettre en contact avec le dépôt intégral de la Révélation, p. 208.

— Inconvénients du conditionnement du donné théologique immédiat par les sciences rationnelles, p. 208.

— Trois méthodes pour rejoindre le donné révélé : La méthode purement scientifique produit l'hétérogénéité de la révélation et de la théologie, p. 209. — La science, dirigée par la foi, ne laisse pas de conditionner le donné théologique, par ses limites, ses lacunes, ses hésitations et ses erreurs, p. 211. — La foi, guidée par l'enseignement de l'Église, est le principe générateur premier du donné théologique immédiat, p. 212. — La

théologie positive, p. •215. — Rôle des Lieux théologiqv.es. Le recours aux sciences naturelles comme instruments de la foi catholique, sous Thégémonie des Lieux théologiques, ne compromet pas l'homogénéité du Donné théologique avec le Donné révélé, p. 216. — Idéal et option, p. 217. — III. Vidée vraie du donné théologique, p. 218. — Synthèse des facteurs concourant à l'établir : la science divine; la révélation et le dogme de l'Église; la foi du fidèle ; la représentation analogique, p. 219.

— La foi du théologien utilise les sciences documentaires dans le but d'enrichir son propre donné, p. 220.

— Cette utilisation constitue le labeur de la théologie positive, p. 221. — Intervention des règles des Lieux théologiques, p. 221. — L'aboutissant de la théologie positive et du classement de ses résultats en lieux théologiques, forme le donné théologique immédiat du théologien scolastique, p. 222. — L'assurance dogmatique a sa raison d'être dans la conscience qu'a le scolastique de l'homogénéité de son donné immédiat avec la vérité révélée, p. 223.

'.. lia science théolog^ique. — Son objet : le révélable, p. 224. — Son procédé : la déduction, p. 225. — Les trois difficultés que rencontre l'homogénéité des conclusions et du donné théologique : a) introduction de propositions rationnelles dans le raisonnement; — b) utilisation du raisonnement déductif ; — cj recours à des idées rationnelles pour faire la synthèse théologique d'ensemble, p. 226. — I. L'introduction des propositions rationnelles dam la science théologique, p. 227. — Trois aspects de la difficulté : philosophie périmée, probabilisme, naturalisme, p. 228. — Réponses : A) la science théologique n'utilise que des vérités d'expérience universelle ou des propositions nécessaires, p. 229; — B) les assertions probables n'interviennent qu'à titre de confirmation : leur place est dans les systèmes, p. 230; — C) les propositions rationnelles ne sont admises qu'après approbation de la foi et à titre d'instruments, p. 232.

— II. L'utilisation du raisonnement déductif, p. 237. — Concession : les abus du dialecticisme, p. 238. — Du discours logique comme cause et comme condition de la

vérité des conclusions, p. 240. — La vérité contenue dans la conclusion reconnaît pour sa cause la vérité contenue dans la prémisse de foi, p. 211. — Elle n'est que médiatement révélée, p. 242. — Ainsi comprise, elle peut être regardée comme homogène à la révélation, p. 244. — III. Le rationalisme des synthèses théologiqueSy p. 245. — L'idée qui domine la synthèse scientifique de la théologie n'est pas une hypothèse rationnelle, mais l'idée de Dieu qui ressort du Donné révélé, p. 246. — Les conclusions de la science théologique, ainsi synthétisée, nous livrent chacune un aspect de la notion révélée de Dieu, p. 247. — 11 n'y a donc pas introduction d'un élément hétérogène au Donné, p. 248. — Conclusion : La science théologique est une doctrine surnaturelle, doctrina sacra, p. 249.

III. liCs système» théolog-iques. p. 252. — Distinction des S3Stèmes et de la science théologique, p. 253. — Questions soulevées à leur sujet : Sont-ils des superfétations"? Se valent-ils tous? p. 254. ~ I. Nécessité des systèmes théologiques, p. 2-55. — La lutte pour la vie dans le domaine de la nature et dans celui de l'intelligence, p. 256. — Sa cause : certains intelligibles sont incapables de fixer l'intelligence, p. 257. — Un exemple : les théories scientifiques, p. 258. — La science théologique réalise adéquatement certaines virtualités du donné révélé, p. 260. — Les sj'stèmes comme tels ont pour objectif particulier de réaliser les virtualités que la science théologique ne peut développer, p. 261. — Incapacité de certains énoncés rationnels à s'égaler aux énoncés révélés, avec lesquels ils entrent en relation pour en extraire les virtualités, p. 262. — Conclusion : Les systèmes théologiques ont droit à la même considération que les systèmes rationnels, et à plus encore, en raison de l'intérêt majeur de leur objet et des résultats supérieurs auxquels parviennent les plus grands d'entre eux, p. 266. — II. Valeur des systèmes théologiques, p. 266. — Us ont la valeur générale d'une fonction normale de fesprit humain élaborant un donné de valeur, p. 267. — 1. Comment cette valeur est aujourd'hui interprétée. — Thèse de M. Ed. Le Roy; valeur de limitation réciproque

et rôle réducteur des systèmes théologiques, p. 268. -- Conception analogue que s'en fait M. Bainvel, p. 269. — 2. Critique de cette conception, p. 271. — La relativité des systèmes est limitée par leur inégale valeur d'expression du donné révélé et de ses virtualités, p. 272. — Les systèmes théologiques qui mettent à la clé de leur synthèse une notion universelle, s'efforçant de traduire l'idée même de Dieu, exercent une poussée réductrice supérieure à celle des systèmes bâtis sur une hypothèse particulière, surtout si celle-ci est purement philosophique, p. 273. — Un exemple : Molinisme et Thomisme, p. 274. — Les systèmes d'ensemble ne naissent pas du besoin de concilier deux aspects opposés d'un dogme spécial, p. 276. — Ce n'est pour eux qu'une tâche éventuelle, p. 277. ~ La conception qui place le formel des systèmes dans leur antagonisme et dans leur rôle réciproquement réducteur, ne s'applique qu'aux systèmes partiels, p. 278 — Épilogue : Parallèle entre les systèmes de saint Augustin et de saint Thomas, p. 279.

ne doit pas être « une borne, mais un phare », c'est chose entendue, p. 286. — Saint Thomas n'est-il en théologie qu'un auteur classique? — Son œuvre est-elle simplement le grand monument du passé? p. 286. — Non pas! mais il est le maître toujours actuel de la théologie, p. 287. — Il le doit à l'excellence de son donné, de son argumentation, de son organisation systématique, ces trois éléments essentiels de la théologie. — I. Le donné théologique de saint Thomas. — Rappel des deux éléments qui forment le donné théologique : intégralité documentaire, point de vue surnaturel, p. 288. — Le témoignage officiel de TÉghse en faveur de saint Thomas garantit la haute valeur de son donné, p. 289. — l) La conception surnaturelle de la théologie positive et du donné théologique chez saint Thomas, p. 290. — Un exemple : sa manière d'entendre le lieu théologique de l'Écriture sainte, p. 292. — Actualité imprescriptible de la méthode de « régression vers les documents » qu'a suivie saint Thomas, p. 293. — 2) Concessions à faire touchant l'intégralité de la documentation de saint

Thomas, p. 295. ~ Saint Thomas a possédé le donné théologique essentiel, p. 296. — Ses éléments : la documentation courante de son temps, p. 298. — La documentation savante, p. 299. — La documentation exceptionnelle du milieu immédiat du saint docteur, p. 300. Résumé, p. 301. — IL V argumentation théologique de saint Thomas, p. 303. — Accusation de rationalisme : ses arguments : 1) Le mojxn terme du syllogisme appartient, d'une part, au style de la révélation, d'autre part, au style laïc de la philosophie; — 2} La prémisse révélée est agrégée à la systématisation d'Aristote toutes les fois que la prémisse rationnelle est universelle, p. 303. — Réponse générale : L'Église a officiellement couvert saint Thomas, p. 304. — 1) Au premier grief répond le rôle purement ministériel que le saint docteur attribue à la raison en théologie, p. 305 : Le moyen terme est entendu chez lui selon le style unique de la 2)hilosophia perennis, également utilisé par la révélation et le sens commun, p. 306. — La philosophie aristotélicienne de l'être n'est d'ailleurs qu'une expression très réussie de la philosophia perennis, p. 308. — 2) Les majeures rationnelles universelles expriment le contenu réel du donné révélé, sans l'annexer au déterminisme de la philosophie de l'être, p. 309. — Un exemple : l'argumentation qui conclut à la plénitude de la grâce sanctifiante dans le Christ. — III. L'organisme de la théologie de saint Thomas, p. 311. — Domination de l'idée de Dieu dans sa théologie, p. 312. — Toutes ses solutions sont en dépendance de l'idée de la distinction réelle de l'essence et de l'existence dans tous les êtres. Dieu seul excepté, p. 313. — Le don de sagesse en saint Thomas, p. 315. — Conclusion : Homogénéité de la doctrine de saint Thomas et de la doctrine de l'Église, p. 317.

Valeur du dog^nie et de la théologie pour la vie surnaturelle. — C'est la conséquence de la démonstration de l'homogénéité de la vérité révélée sous les deux formes d'affirmation que constituent pour elle le dogme et la théologie, p. 319. — I. La valeur de la révélation, p. 320. — Qu'est-ce que la vie surnaturelle? — Transcendance absolue du but divin qui nous est cependant assigné, p. 321. — Nécessité indispensable d'un renseignement venu d'En-Haut, p. 322. — La connaissance de la révélation a une valeur intrinsèque pour la vie surnaturelle, p. 329. — II. Degré spécial de valeur du Dogme et de la Théologie, p. 330. — l" Le Dogme, — Sa fonction n'est pas de remplacer la révélation, mais de fixer les esprits sur le sens précis de la vérité révélée, p. 331. — Concession : Utilité secondaire de certains aspects du dogme, p. 332. — Intérêt capital que présentent pour l'orientation de la vie chrétienne la plupart des décisions dogmatiques, p. 333. — Une leçon de choses : coup d'œil dans V Index du Denziger- Bannwart, p. 334. — Suffrage qu'apportent inconsciemment à notre thèse ses dissidents, p. 3.35. — Quelques harmonies du dogme et de la vie chrétienne : nature du péché originel, nécessité de la grâce, la vérité de l'Incarnation, du Sacrifice de la messe, l'infaillibilité du pape, p. 336. — Raison dernière de la valeur de vie du dogme : On ne vit pas de l'erreur : tout ce qui rend la foi vraie est ordonné à la charité, p. 338. — IP La Théologie.

— La théologie nous ouvre parfois un passage vers des dogmes de l'avenir, p. 339. — Exemples de doctrines théologiques qui ont dans la vie surnaturelle un retentissement immédiat : l'explication par saint Thomas du fait de l'habitation de Dieu dans les justes, p. 341.

— Différences à faire entre la théologie dogmatique et la théologie morale, p. 343. — A. La Théologie morale, p. 344. — Sa distinction d'avec les manuels pratiques.

— Calomnies contre la morale catholique, p. 345. — Justification des manuels, p. 346. — La véritable théo-

logie morale. Description de la deuxième partie de la Somme de saint Tliomas : L'idéal moral surnaturel, p. 348; — L'organisme psychologique de l'homme surnaturalisé; — Les aides divines, la loi et la grâce, p. 349; — L'homme moral complet, p. 351. — B. La Théologie dogmatique, p. 352. — Elle nourrit la contemplation en développant les virtualités des vrais biens divins, p. 352. — Exemple : le dogme du Christ, tète de l'humanité régénérée, compris à la lumière de la déduction théologique, p. 354. — Piété profonde de la systématisation d'ensemble de la Somme théologique, p. 351. — Conclusion générale, p. 356.

TYPOGRAPHIE FlRMIN-DIDOT ET C". — PARIS.

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