‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 66 sur 130 · Cf. Première leçon, p. 9-14 et · texte numérisé non relu

Cf. Première leçon, p. 9-14 et

labeur scientifique que nous constations tout à l'heure : intuition globale dun donné, travail pour développer ce donné, retour vers le donné primitif pour y trouver la sanction des développements acquis.

Il n'est pas non plus étonnant que le développement dogmatique, œuvre de l'esprit humain sur un donné révélé à forme humaine, suive à son tour les mêmes lois. Nous y trouverons donc d'abord l'intuition globale de la Révélation par l'adhésion de foi de la société chrétienne primitive, puis une fermentation de toutes les énergies humaines de connaissance pour prendre de ce donné une possession plus distincte, plus intégrale; enfin un mouvement de retour pour confronter l'acquis définitif de l'élaboration avec le critère du donné révélé ^ .

Nous comprenons maintenant pourquoi l'analogie du développement scientifique serre, de plus près que la comparaison du germe, la réalité du développement dogmatique : c'est que l'un et l'autre développement trouvent leur justification dans la loi plus foncière qui oblige toute activité connaissante de l'humanité à n'être qu'un approfondissement d'un premier et intangible donné. Sous ce rapport, développement scientifique et développement dogmatique sont à un même étage du dynamisme intellectuel et, comme il arrive en pareil cas, ils s'éclairent mutuellement, mais aucun d'eux n'est premier. Il y a un ressort commun et profond de leur analogie, et ce ressort c'est la structure même de Tesprit humain.

i. Comparez Vacant, op. cit., n. 869, qui reconnaît lui aussi ces trois pliases dans le développement dogmatique, et les désigne par les noms des trois premières vertus intellectuelles : intelligentia, scientia, sapientia.

Et ainsi, notre esprit se repose, car, ce qu'il voit, ce n'est plus une image symétrique, et comme un reflet du développement dogmatique dans le développement scientifique ; c'est la cause commune, et qui porte sa raison d'être en soi, de leur marche parallèle.

Or, il n'est pas douteux que le travail de l'esprit humain conçu comme une reprise de contact incessante, dans des affirmations de détail, avec un donné primitif, ne soit apte à garantir dans nombre de cas îhomogénéité des développements de ce donné avec la mise de fonds première^ ; et donc, la conception du développement du dogme que nous venons de justifier, a tout ce qu'il faut pour assurer Thomogénéité de la Vérité révélée sous ses formes développées d'affirmation.

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