Epist. LUI, alias CIII, ad Paulinum
11 ne manque pas d'esprits en France, et ailleurs, même parmi les catholiques, même parmi ceux qui se piquent de connaissances théologiques, pour qui l'a et l'w des systèmes de théologie tiennent dans cette épigramme de Chamfort :
On faisait visiter la grande salle de Sorbonne à M. Casaubon, le père 2. Quelqu'un lui fit remarquer que depuis trois cents ans on discutait dans cette salle. — Et qu'a-t on décidé? repartit l'illustre érudit.
C'est qu'un système théologique apparaît à première vue comme une interminable discussion qui ne décide de rien et, dès lors, est négligeable. L'incroyant n'en a que faire ; et le croyant peut s'en passer; et même, si ce dernier est d'humeur maussade et rancunière, il pourra se venger sur les systèmes de la contrainte intellectuelle que lui imposent certaines formules du Dogme. N'est-il pas clair, dira-t-il, que là oii finit le dogme finit également la vérité chrétienne? Il n'est d'ailleurs peut-être pas éloigné de penser que ces systèmes, quïl ne connaît qu'en bloc et du dehors, et dont les oppositions et l'enchevêtrement notoires lui apparaissent de loin comme un