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ans, était tombé gravement RTE à Calais : : il était atteint # ER
d’une fièvre ardente el on lui avait déjà pratiqué plusieurs “
saignées lorsqu'une consultation eut lieu et à laquelle pri-
rent part Valot, son médecin, Guenaud, Daquin, Esprit, Yvelin et du Saussoy. On prescrivit l’antimoine et le roi quérit es” ; | S
Ce fut un triomphe pour Gensnds et une puissante recommandation pour l’antimoine; mais Guy Patin ne désarma pas.
Il est assez curieux de savoir ce que pense Guy Patin de cette maladie et du traitement qui fut prescrit. « Ça été, dit-il, une fièvre continue putride, qui avait besoin seulement de la saignée et d’une diète rafraîchissante, avec de légers purgatifs, sans aucun besoin de vin émétique, comme ils publient qu’on lui a donné. S’il en a pris, apparemment ils ne lui en auront pas donné plus d’une once dissoute dans quelque infusion de sené. Et ce que notre maître Guénauda fait mettre dans la Gazette par son bon ami Renaudot n’a été que pour tâcher de canoniser ce poison que les charlatans appellent un remède précieux et qu’on pourrait plus véritablement appeler pernicieux.... » (1). |
L’antimoine eut son chantre, et un Celestin, Carneau, composa /a Stimmimachie ou le grand combat des médecins modernes, touchant l'usage de l’antimoine. Poême histori-comique dédié à Messieurs les médecins de la Faculté de Paris, par le sieur C. C. (2).
1. Lettre du 20 juillet 1658. T. Il, p. 86% 2. 151, Biblioth. National, Te. 151, 88.
Dontles tambours sont des bassines, | Les syringues y sont bombardes Les bastons de casse hallebardes.
Les lancettes y sont poignards, Les feuilles de séné pétards… Etc., etc. &
Le 18 décembre 1665 Jacques Thévard présenta au
Parlement une demande afin d'obtenir l’existence légale
de l’antimoine.
François Blondel, ancien doyen, fit opposition. Le
doyen en fonctions Le Vignon, se rangea à l'avis de
Thévard : on plaida. Le Parlement, fort embarrassé
pour se prononcer sur celte question pharmacologique, demanda l'avis de la Faculté toute entière. Sur l’avis de
cent deux docteurs, qui répondirent à la convocation Îa
Faculté rendit le décret suivant :
Die Lunæ 29 Martii, convocata spectali articulo prin-
cipis senatus Jussu et per juramentum a majori bidello
Facultas, ut de antimonio suam ferret sententiam, præ-
sentibus tatergerrimis et œquisissimis judicibus delegatis D. D. De Refuge et du Tillet et M° Nicolas Doë clarissimi procuratoris Catholici vices gerente, censuit nonogenta duorum doctorum voce ac suffragio, ex congregatis centum atque duobus inter purgantia medicamenta antimonium numerart, el penes unum quemque doctorem esse id, occasione data, præscribere, ut et de
eo scribere ac diputare publice, ea lege ut hœc commun
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Jiant bono. Ego annuentibus D. D. De Refuge et GR
ss ! DRE RS : ; Tillet solo M. Francois Blondel reclamante sic con-
clusi (1) ». Le Vignon.
L'interdit était levé et après cette nouvelle querre de cent
ans, comme l’a appelée le Docteur Corlieu (2), l’antimoi-
ne prenait sa place dans la pharmacologie. Le 10 avril
1666, le Parlement rendit l'arrêté suivant que nous re-
trouvons dansles commentaires. (3)
& Veu par la cour le procès verbal de Messieurs Heury de Refuge et Jean du Tillet,consertlers en Icelle du 29 mars dernier, en exécution des arrêts rendus le 16 février et 6 du dict mois de mars entre M. Jacques Thevart, docteur règent, en la Faculté de médectine en l'Université de Paris professeur ès Escholles de la ditte Faculté et François Le Viqnon, doyen de la ditte Faculté, d'une part et M. François Blondel, aussy docteur règent ex la ditte Faculté contenant les composttions, dires, réquisttoires, oppositions et contestations des dits Thevart Le Viqnon et Blondelet réquisitoire de M. Nicolas Dves substitut du procureur geréral avec lequel l'es dits conseillersse seratenttransportés ès Escholles de la ditte Faculté, ensemble les advis et suffrages
de cent deux médecins assemblés enla ditte Faculté sur le vin émétique dont il s’en est trouvé quatre vingt dou-
ge lesquels ont été d’advis de mettre le vin émétique
entre des remèdes purgatifs et les huit autres au con-