THÉRAPEUTIQUE
MM. Trousseau et Bonnet, sous les auspices de M. le Professeur Récamier, cherchèrent à réhabiliter vers 1828 les antimoniaux qui étaient tombés dans l'oubli. Suivant ces auteurs, sous l'influence des antimoniaux insolubles (qu'ils préconisent par crainte des antimoniaux solubles, dont la tolérance est quelquefois mal supportée) (1), chez presque tous les malades atteints de pneumonie aiguë, ils observèrent d’abord une augmentation du nombre et de la force des pulsations artérielles, coïncidant avec une sorte d'ivresse et de vertiges passagers, puis au bout de peu de temps, le nombre et l'intensité des pulsations tombent au-dessous du type normal, à 40 par minute.
Le nombre des mouvements respiratoires diminue considérablement de fréquence au bout du 3° ou 4° jour (6 à
7 inspirations par minute) lorsqu’avant il était de 15 à 20
et 24.
1. Telle n’est pas l’opinion de Gubler. Les composés insolubles doivent être donnés à hautes doses. Si l'estomac contient à ce moment une grande quantité de sucs,citrique, malique ou tartrique, la dissolution de ces composés se fait vite el la médication par là, même devient dangereuse. À son avis, mierx vaut-il se servir de l’'émétique. On assurerait l’action constante
de l’oxyde blanc d’antimoine en faisant boire de Ja limode tar-
rique.