‹ Le dossier des pèlerinages, suitè de L'arsenal de la dévotionChapitre 100 sur 117 · Le Pèlerin, 3* année, p · texte numérisé non relu

Le Pèlerin, 3* année, p

remment avec les fêtes locales, et le plus grand nombre en septembre, au moment des voyages. Les prospectus ont soin de spécifier que le trajet est non-seulement sans danger, mais encore agréable :

« La traversée est maintenant hors de tout danger. Il faut dire même qu'elle est très agréable, soit en bateau pendant les marées ordinaires, soit en . voiture ou à pied l. »

Ces mentions rassurantes ne sont pas inutiles pour certains pèlerins. N'en est-il pas dont la mollesse inspire à l'organe officiel du Conseil des pèlerinages ces reproches aussi amers que irrésistiblement comiques :

« On veut bien aller en pèlerinage, mais il faut que rien ne manque; il ne faut ni le froid, ni la chaleur, ni la pluie, ni les marches fatigantes ; il faut du nouveau, voir des pays que l'on ne connaît pas. Enfin, il faut une jouissance, une satisfaction matérielle, sans quoi l'on recule... « Si le divin Sauveur avait agi ainsi, où en serions-nous 2 ? »

Donc il est des pèlerins qui n'ont pas honte de réclamer des jouissances aussi neuves que variées. On le déplore, mais on fait toutefois ce qu'on peut pour les contenter. C'est assurément en vue de ces pèlerins qu'on vante dans les prospectus les charmes irrésis-

i. Le Pèlerin, i'" année, p. i65.

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