‹ Le dossier des pèlerinages, suitè de L'arsenal de la dévotionChapitre 80 sur 117 · L'Arsenal de la Dévotion, p · texte numérisé non relu

L'Arsenal de la Dévotion, p

des Pèlerinages 24.1

l'eau de la rivière débordée. On plongea le chef de saint Amans dans ce seau, et le même homme redescendit pour rejeter cette eau ainsi sanctifiée dans la rivière. Or, aussitôt que cette eau toucha la rivière, celle-ci, qui jusque-là montait de plus en plus, redescendit subitement d'un mètre environ 4. »

Quand on pense qu'une relique plongée dans un seau d'eau suffit à transformer ce seau en un instrument de prodiges; quand on calcule ce que de fois dans un jour on peut fabriquer, — puisque cette fabrication est subordonnée à un simple mouvement du bras, — de seaux d'eau miraculeuse; ce qu'aux millions de récipients qui sont censés contenir ou seulement avoir contenu des reliques on peut dans le même temps présenter de brins de bois ou de métal, de morceaux de chiffon, de bouts de papier, propres dès lors à guérir toutes les infirmités, n'est-il pas permis de se demander comment le monde catholique n'est pas pour jamais à l'abri de tous les maux?

Cependant les dévots sont à même de constater que les pratiques bizarres dont on leur vante l'infaillibilité, ne les mettent ni plus ni moins que les autres à l'abri de la maladie ou des éléments. Le plus grand de tous les miracles à l'avoir du cléricalisme est certainement qu'ils ne songent pas à s'en étonner.

Page 1