II. — Le groupe des strabiques monolatéraux
Quoique le strabisme monolatéralsoit généralement le plus fréquent, nous avons dans nos observations plus d’alternants que de monolatéraux.
Il existe une légère différence entre ces deux sortes de strabisme, au point de vue des résultats opératoires, si nous considérons la vision binoculaire, qui est : seule vraie guérison du strabisme.
Dans le strabisme monolatéral, le vice de réfraction de l’œil dévié est plus marqué que celui de l’œil fixateur et l’amblyopie est presque constante.
… La vision binoculaire fait presque toujours défaut, et son rétablissement est difficile à obtenir. Il yatoujours
une tendance très marquée à la neutralisation de l’œil
dévié et l'aptitude au fusionnement des images est
faible. En général, on note une altération assez nette du champ du regard dans les deux yeux.
Dans le strabisme alternant, c’est tantôt un œil tantôt
des
RS l'autre qui se dévie. Il y a dans les deux yeux, sensiblement même réfraction et mêine acuilé visuelle.
La perception simultanée peut être obtenue dans les appareils ; le fusionnement des images est difficile. La : vision binoculaire difficile elle aussi, à obtenir, comme toujours dans le strabisme opéré, l’est peut-être davanage encore ici que dans le sirabisme monolatéral.
Dans les observations qui suivent, pour la vision simultanée au diploscope nous nous sommes servis du mot REMY, pour la vision binoculaire du mot KOL.
Les lettres perçues par le malade sontindiquées, celles qui ne sont pas perçues sont laissées en blanc et rem-
placées par un point, R . M. par exemple.