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rèrent la méthode, et, à l’avancement simple, substituèrent l’avancement avec résection partielle du tendon à avancer.
Il faut encore citer les noms de Cunier, Lucien Boyer et Boehm, qui, a cette époque, s’occupèrent aussi de la question.
Ce n’est qu’en 1883, que Wecker imagina le plissement du muscle et pratiqua l’avancement capsulaire.
Parinaud remplaça la ténotomie par le débridement capsulaire en 1890 et c’est Landolt, le premier, qui, vers 1894, reparla de l'avancement, qui, pour lui, augmente la puissance du muscle au lieu d’affaiblir l’antagoniste, comme la ténotomie, et conseilla l’avancement bilatéral.
Voici, résumé suceinctement, l’historique des opérations du strabisme. |
Si maintenant nous reprenons plus en détail les différentes opinions des auteurs et que nous prenions connaissance des idées qu’ils ont émises dans leurs travaux, nous voyons que tous ou presque tous, avant Landolt, parlent de la ténotomie, de l’avancement musculaire ou capsulo-museulaire unilatéral, de la ténotomie combinée à l'avancement, mais jamais de l’'avancement bilatéral pur et simple.
Même après que Landolt en eut parlé, rares furent les auteurs qui l’ont pratiqué.
Rochon-Duvigneaud, en présence des nombreux cas de divergence se produisant après la ténotomie du droit interne, se rallia, tout au moins à titre d'essai, au double
avancement musculaire dans le strabisme tant conver-
gent que divergent.
Aves
Nous avons consulté quelques thèses sur le traitement du strabisme, résumant en quelque sorte les idées actuelles sur la question au moment de leur publication, et nous n’y avons jamais trouvé le double avancement musculaire pur et simple. |
En 1875, Guedel, dans : Pathogénie et traitement du strabisme, dit que le véritable traitement du strabisme est un traitement chirurgical. Il conseille la ténotomie, seule ou combinée à l’avancement du muscle antagoniste.
En 1881, Testut : Avancement du tendon dans le traitement du trabisme, déclare que l’opération doit produire le moins d’insuffisance possible et qu’il faut répartir entre les deux yeux la correction de la déviation. Mais il conseille toujours, quand même, la ténotomie d’un droit interne. :
En 1882, Bonnemaison : Des différents procédés chirurgicaux pour le traitement du strabisme monolatéral excessif, parle aussi de la ténotomie avec avancement du droit externe.
Daude Lagrave, en 1893 : Contribution à l'étude du traitement chirurgical du strabisme, affirme que la base du traitement chirurgical du strabisme est la ténotomie, à laquelle on adjoint l'avancement musculaire ou capsulo-musculaire.
En 1896, Langle : Méthodes de traitement du strabisme, conseille la ténotomie et l’avancement simple unilatéral.
Enfin, plus récemment, Albert Delbarre, en 1906 :
Etude clinique sur le traitement opératoire du stra-
bisme concomitant interne, préconise l'opération sur les deux yeux dans les cas de grosse déviation, en faisant le double avancement ; mais toujours associé à la ténotomie. |
Parmi les auteurs, de Wecker discute sur les ténotomies simples ou les ténotomies avecavancement ; Javal, dans son manuel du A ne parle pas du double avancement ; Füchs non plus dans son Traité.
C’est Landolt, qui, après avoir émis l’idée, la reprend, : y insiste et cherche à en faire généraliser l'application.
Pour lui: « L'avancement d’un muscle a une action « diamétralement opposée à celle d’une paralysie, à « celle aussi, par conséquent d’une ténotomie. »
Même, s’il n’y a qu’un œil dévié, les altérations secondaires se manifestent toujours dans les muscles des deux yeux, et logiquement pour lui, l'opération doit porter sur les deux yeux.
Parinaud, rapporteuraucongrès dela Société Française d’Ophtalmologie, (en 1893) pour le traitement du strabisme, ne parle pas du tout du double avancement.
Morax cite simplement l'opération dans son Traité ainsi que Terrien.
Biclchowsky, dans le Traité tout récent d’Axenfeld (1914) le laisse complètement ignoré.
C’est Onfray qui y insiste le plus dans son Manuel du Strabisme, le préconisant toutes les fois que l’on veut le rétablissement de la vision binoculaire,.
Rochon-Duvigneaud a commencé à traiter les strabiques convergents par le double avancement des droits
externes, à l'hôpital des Enfants-malades, en 1905-1906.
DM nes
Ayant obtenu quelques résultats encourageants, il a continué à appliquer cette méthode, non pas certes, d’une façon exclusive, mais, cependant dans la majorité des cas, dans son service de l’hôpital Laënnee, puis, sur sur une plus grande échelle à la Fondation Rothschild.
Il ne pense pas que « toute déviation puisse être cor- « rigée par le double avancement le plus considérable « possible, c’est-à-dire, avec résection importante du « tendon musculaire».
Assurément, on ne peut bannir la tenotomie, actuellement, du traitement du strabisme. Cependant, à cause . des inconvénients de cette dernière, sur lesquels nous allons revenir, il convient de la réserver à certains cas, et de chercher à obtenir le plus possible par les avancements.
En résumé, Rochon-Duvigneaud croit que dans nombre de cas, particulièrement ceux ou des droits externes très faibles s’opposent à des droits internes très forts, lès meilleurs avancements possibles resteront toujours insuffisants. Toujours il faudra avoir recours à un affaiblissement du droit interne de l'œil dévié.
Mais il faudra chercher à réaliser cet affaiblissement par un procédé encore à trouver ; les nombreux procédés préconisés jusqu'à maintenant n’atteignant pas ce but, procédé qui allongerait le tendon musculaire et non pas la tenotomie « opération brutale excessive et de dosage aléatoire ». |