CRIS I IN
Oui , monsieur; elle agit de concert avec nous.
VAL L RE
Ah ! Crispin , que ne te dois-je pas ?
crispin, lui montrant La Branche.
Demandez , par plaisir, à ce garçon-là si je joue bien mon rôle.
1 \ BRANCHE, à Valère.
Ah ! monsieur, que vous avez là un domestique adroit ! C'est le plus grand fourbe de Paris !. .. . Il m'arrache cet éloge. Je ne le seconde pas mal , à la
i36 GRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.
vérité ; et , si notre entreprise réussit , vous ne m'aurez pas moins d'obligation qu'à lui.
V ALERE.
Vous pouvez tous deux compter sur ma reconnoissance ; je vous promets. . .
cri s pin, l'interrompant.
Eh! monsieur, laissez-là les promesses. Songez que , si l'on vous vovoit avec nous , tout seroit perdu. Retirez-vous, et ne paroissez point ici d'aujourd'hui.
VAlÈRE.
Je me relire donc Adieu, mes amis; je me
repose sur vos soins.
LA BRANCHE
Avez l'esprit tranquille , monsieur. Éloignezvous vite; abandonnez-nous votre fortune.
V ALE RE
Souvenez-vous que mon sort —
crispiiî, l'interrompant.
Que de discours !
VALERE
Dépend de vous.
cnispm, le repoussant.
Allez-vous-en , vous dis-je.
(Valère s'en va.)