‹ Le double veuvage, comédieChapitre 109 sur 252 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

LA BRANCHE, seul.

Ou plutôt je vais trouver Crispin Nous

voilà , pour le coup, au-dessus de toutes les difficultés... Il ne me reste plus qu'un petit scrupule au sujet de la dot. Il me fâche de la partager avec un associé ; car enfin , Angélique ne pouvant être à mon maître , il me semble que la dot m'appartient, de droit, toute entière. Comment tromperai-je Crispin? Il faut que je lui conseille de passer la nuit avec Angélique. . . Ce sera sa femme, une fois ; il l'aime , et il est homme à suivre c?: conseil. Pendant qiyl s'amusera à la bagatelle, je déménagerai avec le solide Mais, non; rejetons cette pensée. Ne nous brouillons point avec un homme qui en sait aussi long que moi. Il pourvoit bien, quelque jour, avoir sa revanche; d'ailleurs , ce seroit aller contre nos lois. Nous autres gens d'intrigue, nous nous gardons les uns aux autres une fidélité plus exacte que les honnêtes

gens (Voyant paroltre M. Oronle avec Lisette)

Voici M. Oronte qui sort de chez lui pour aller chez son notaire.... Quel bonheur d'avoir éloigné d'ici M. Orgon î

( Il j'en va. )

i44 CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.

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