‹ Le double veuvage, comédieChapitre 108 sur 252 · M OR G · texte numérisé non relu

M OR G

Et M. Oronte?

LA BRANCHE

Oh! pour M. Oronte , je l'ai trouvé plus modéré , lui. . . Il m'a seulement donné deux soufflets. m. on go y.

Tu m'étonnes, La Branche. Peuvent-ïls être capables d'un pareil emportement? et doivent-ils trouver mauvais que j'aie consenti au mariage de mon fils? Ne leur en as-tu pas expliqué toutes les circonstances ?

LA BRANCHE

Pardonnez-moi. Je leur ai dit que monsieur votre fils ayant commencé par où l'on finit d ordinaire, la famille de votre bru se préparoit à vous faire un procès que vous avez sagement prévenu en unissant les parties.

M. OUGOS.

Ils ne se sont pas rendus à cette raison ?

LA branche.

Bon ! rendus ? il sont bien en état de se rendre. Si vous m'en croyez , monsieur , vous retournerez à Chartres , tout à l'heure.

m. orgon, voulant entrer chez M. Oronte. Non, La Branche , je veux les voir, et leur représenter si bien les choses , que. . .

l£a CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.

LA branche, iinler rompant et le retenant.

Vous n'entrerez pas, monsieur, je vous assure. Je ne souffrirai point que vous alliez vous faire dévisager. Si vous leur voulez parler absolument, laissez passer leurs premiers transports.

M. OrtGON.

Cela est de bon sens.

LA BRANCHE

Remettez votre visite à demain. Us seront plus disposés à vous recevoir.

m. orgon..

Tu as raison ; ils seront dans une situation moins violente. Allons , je veux suivre ton conseil.

LA BRANCHE

Cependant , monsieur, vous ferez ce qu'il vous plaira ; vous êtes le maître.

M. ORGON-

Non, non... Viens, La Branche : je les verrai demain.

LA BRANCHE

Je marche sur vos pas...

(3î. Orgon s'en va.)

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