SCÈNE XXYI
madame oroste, à son mari.
Ces pauvres garçons me font pitié ! je demande grâce pour eux.
Lisette, à part.
Les habiles fripons que voilà!
m. oiigos, à La Branche et à Cris pin. Vous êtes bien heureux , pendards ! que madame Uronte intercède pour vous=
m. oroste, à La Branche et à Crispin. J'avois grande envie de vous faire punir; mais, puisque ma femme le veut, oublions le passé. Aussi-bien je donne aujourd hui ma fille à \ alère, il ne faut songer qu'à se réjouir On vous parci onne donc; et même, si vous voulez me promettre que vous vous corrigerez , je serai encore assez bon pour me charger de votre fortune. crispin, 5e relevant.
Oh! monsieur, nous vous le promettons.
LA branche, se relevant aussi.
Oui, monsieur... nous sommes si mortifiés de n'avoir pas réussi dans notre entreprise , que nous renonçons à toutes les fourberies.
Éf. ORONTE.
Vous avez de l'esprit ; mais il en faut faire un meilleur usage , et , pour vous rendre honnêtes gens, je veux vous mettre tous deux dans les affaires. . . (A la Branche. ) J'obtiendrai pour toi , La Branche , une bonne commission..
i54 CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.
LA BRANCHE
Je vous réponds, monsieur, de ma bonne volonté.
M. or ON te, à Crispin.
Et pour le valet de mon gendre, je lui îerai épouser la filleule d'un sous-fermier de mes amis.
CRISPIN
Je tâcherai , monsieur , de mériter , par ma complaisance, toutes les bontés du parrain.
M. ORONTE
Ne demeurons pas ici plus long-temps Entrons ( A M. Orgon., J'espère que M. Orgon
voudra bien honorer de sa présence les noces de ma fille?
M. ORCON.
J'y veux danser avec madame Oronte.
( 11 donne la main à madame Oronte , et Valère a Angélique , pour rentrer chez 31. Oronte. )
COMEDIE