‹ Le double veuvage, comédieChapitre 122 sur 252 · LA B À R O N » E · texte numérisé non relu

LA B À R O N » E

Il est vrai que j'ai été sensible aux premiers soins du chevalier. J'auroisdù, je l'avoue, l'éprouver avant que de lui découvrir mes sentiments , et je conviendrai , de bonne foi , que tu as peutêtre raison de me reprocher tout ce que je fais pour lui

MARINE

Assurément, et je ne cesserai point de vous tourmenter que vous ne l'ayez chassé de chez vous : car , enfin , si cela continue , savez-vous ce qui en arrivera?

LA BAHOÏ.VE.

Eh quoi ?

MARINE

M. Turcaret saura que vous voulez conserver le chevalier pour ami ; et il ne croit pas lui qu'il soit permis d'avoir des amis. Il cessera de vous faire des présents, et il ne vous épousera point; et si vous êtes réduite à épouser le chevalier , ce sera un fort mauvais mariage pour l'un et pour l'autre.

0, A BARONNE

Tes réflexions sont judicieuses , Marine ; je veux songer à en profiter.

MARINE

Vous ferez bien ; il faut prévoir l'avenir. Envisagez dès -à- présent un établissement solide. Profitez des prodigalités de M. Turcaret , en attendant qu il vous épouse. S'il v manque , à la vérité on en parlera un peu dans le monde; mais vous

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