ACTE I, SCÈNE II. 1G
FHO>" t 1 >~. Eh bien ! madame , à ce? mots , admirez le pouvoir de l'espérance , ii s'est laissé désarmer comme un enfant, il s'est couché et s est endormi. ni à rive, ironiquement.
Le pauvre chevalier !
fhostîk, h la baronne.
Mais ce matin , à son réveil , il a senti renaître ses chagrins; le portrait de la comtesse ne les a point dissipés. Il m'a fait partir sur-le-champ pour venir ici , et il attend mon retour pour disposer de son sort. Que lui dirai-je , madame?
t'A BAHOH5E.
Tu lui diras , Frontin , qu'il peut toujours faire fonds sur moi , et que , n'étant point en argent
comptant
(Elle veut tirer son diamant de son doigt pour le lui
donner.)
m A ni NE, ta retenant.
Eh! madame, y songez-vous?
la bâkohse , à Frontin , en remettant son diamant.
Tu lui diras que je suis touchée de son malheur.
m A ri se, à Frontin, ironiquement.
Et que je suis , de mon côté , très-fâchée de son infortune.
frostis, à ta baronne.
Ah'! qu'il sera fâché lui.... (A part.) Maugrebku de la soubrette !
168 TURCÂRET.
Dis- lui bien, Frontin , que je suis sensible à ses peines.
MARINE, à Frontin, ironiquement.
Que je sens vivement son affliction , Frontin.
frontin, à la baronne.
C'en est donc fait, madame, vous ne verrez plus monsieur le chevalier. La honte de ne pouvoir paver ses dettes va l'écarter de vous pour jamais ; car rien n'est plus sensible pour un enfant de famille. Nous allons tout à l'heure prendre la poste.
la baronne, bas , a Marine.
Prendre la poste , Marine !
MARINE
Ils n'ont pas de quoi la payer.
frontin, à ta baronne.
Adieu , madame.
LA baronne , tirant son diamant de son doiat. Attends, Frontin.
marine, à Frontin.
"Son , non , va-t'en vite lui faire réponse.
la baronne, à Clarine.
Oh! je ne puis me résoudre à l'abandonner..., A Frontin', en lui donnant son diamant.) Tiens, voilà un diamant de cinq cents pistoles que monsieur Turcaret ma donné; va le mettre en gages, et tire ton maître de l'affreuse situation où il se trouve.