‹ Le double veuvage, comédieChapitre 134 sur 252 · LE CHEVALIER, FRONTIN, LA BARONNE, MARINE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, FRONTIN, LA BARONNE, MARINE

le chevalier, à ta baronne.

Je viens, madame, vous témoigner ma reconnoissance. Sans vous j'aurois violé la foi des joueurs : ma parole perdoit tout son crédit, et je tombois dans le mépris des honnêtes gens.

LA BARONNE

Je suis bien aise, chevalier, de vous avoir fait ce plaisir.

LE C H E VAL 1ER

Ah! qu'il est doux de voir sauver son honneur par l'objet^ même de son amour!

marine, à part.

Qu'il est tendre et passionné ! Le moyen de lui refuser quelque chose !

Bon jour, Marine.... À la baronne, avec ironie. j Madame, j'ai aussi quelques grâces à lui rendre. Frontin m'a dit qu'elle s'est intéressée à ma douleur.

MARINE

Eh! oui, merci de ma vie, je m'y suis intéressée; elle nous coûte assez pour cela.

180 TCRCARET.

LA BARONNE

Taisez-vous, Marine. v"ous avez des vivacités qui ne me plaisent pas.

LE CHEVALIER

Eh! madame, laissez-la parler; j'aime les gens francs el sincères.

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