LE CHEVALIER, FRONTIN, LA BARONNE, MARINE
le chevalier, à ta baronne.
Je viens, madame, vous témoigner ma reconnoissance. Sans vous j'aurois violé la foi des joueurs : ma parole perdoit tout son crédit, et je tombois dans le mépris des honnêtes gens.
LA BARONNE
Je suis bien aise, chevalier, de vous avoir fait ce plaisir.
LE C H E VAL 1ER
Ah! qu'il est doux de voir sauver son honneur par l'objet^ même de son amour!
marine, à part.
Qu'il est tendre et passionné ! Le moyen de lui refuser quelque chose !
Bon jour, Marine.... À la baronne, avec ironie. j Madame, j'ai aussi quelques grâces à lui rendre. Frontin m'a dit qu'elle s'est intéressée à ma douleur.
MARINE
Eh! oui, merci de ma vie, je m'y suis intéressée; elle nous coûte assez pour cela.
180 TCRCARET.
LA BARONNE
Taisez-vous, Marine. v"ous avez des vivacités qui ne me plaisent pas.
LE CHEVALIER
Eh! madame, laissez-la parler; j'aime les gens francs el sincères.