ACTE I, SCÈNE VI. i
LA BARONNE
En m'accablant tous les jours de présents, il semble que vous vous imaginiez avoir besoin de ces liens-là pour m'attacher à vous.
M. TU nC ARE T.
Quelle pensée! Non, madame, ce n'est point dans cette vue que. . . .
LA B aro N N E, l'interrompant.
Mais vous vous trompez , monsieur] je ne vous en aime pas davantage pour cela.
m. turc ak et, à part.
Qu'elle'est franche! quelle est sincère!
LA BARONNE
Je ne suis sensible qu'à vos empressements , qu'à vos soins.
m. turcaret, à part..
Quel bon cœur!
LA BARONNE
Qu'au seul plaisir de vous voir.
M. TURCARET, à part-
Elle me charme. . . {A la baronne. ) Adieu , charmante Philis.
LA BARONNE
Quoi! vous sortez sitôt?
Oui, ma reine. Je ne viens ici que pour vous saluer en passant. Je vais à une de nos assemblées, pour m'opposer à la réception d'un pied-plat , d'un homme de rien, qu'on veut faire entrer dans
notre compagnie. Je reviendrai dès que je pourrai m échapper.
( 11 lui baise la main. )
LA BARONNE
Fussiez-vous déjà de retour!
M aeire , à M. Turcaret, en lui faisant la révérence.
Adieu , monsieur. Je suis votre très-humble servante.
A propos , Marine , il me semble qu'il y a longtemps que je ne t'ai rien donné.... (Il lui donne une poignée d'argent.) Tiens; je donne sans compter moi..
marine, prenant l'argent.
Et moi, je reçois de même , monsieur. Oh! nous sommes tous deux des gens de bonne foi. (M. Turcaret sort. )