ACTE I, SCÈSE YIII. i8i
LE CHEVALIER
Ne prenez point la chose séneusemeiàt.
marine, à ta baronne.
Je ne puis me contraindre , madame ; je ne pui* voir tranquillement que vous soyez la dupe de monsieur, et que monsieur Turcaret soit la vôtre.
LA BARONNE
Marine ! .'. .
marine, l'interrompant.
Eh! fi, fi! madame, c'est se moquer, de recevoir d'une main pour dissiper de l'autre : la belle conduite ! Nous en aurons toute la honte , et monsieur le chevalier tout le profit.
LA BARONNE
Oh! pour cela, vous êtes trop insolente; je n'f puis plus tenir.
m ari ■ t.
Ni moi non plus.
LA BARONNE
Je vous chasserai.
Vous n'aurez pas cette peine-là, madame. Je me donne mon congé , moi-même ; je ne veux pas que l'on dise dans le monde que je suis infructueusement complice de la ruine d'un financier.
LA BARONNE
Ketirez-vous, impudente, et ne paroisses jamais devant moi que pour me rendre vos comptes.
Théâtre. Comédies. 7 IQ
i8a TURCARET.