‹ Le double veuvage, comédieChapitre 139 sur 252 · LA BAR05SE · texte numérisé non relu

LA BAR05SE

Le laquais de monsieur Turearet est un sot , un benêt, dont on ne peut tirer le moindre service ; et je voudrois mettre à sa place quelque habile homme , quelqu'un de ces génies supérieurs qui sont faits pour gouverner les esprits médiocres . et les tenir toujours dans la situation dont on a besoin.

Quelqu'un de ces génies supérieurs?... Je vous voir venir , madame ; cela me regarde.

iS4 TURCARET.

le c he v AL te b , à ta baronne.

Mais, en effet , Frontin ne nous sera pas inutile auprès de notre traitant.

LA BARONNE

Je veux l'y placer.

LE CHEVALIER

Il nous en rendra bon compte... [A Fronlin.) N'cat-cc pas ?

r no:» t i H.

Je suis jaloux de l'invention. On ne pouroit rien imaginer de mieux — ( A part. ) Par ma loi , M. Turcaret, je vous ferai Lien voir du pavs , sur ma parole.

la lAiOUZ, au chevalier.

Il m'a fait présent d'un billet au porteur, de dix mille écu»; je veux < b t effet-là de na-

ture : il en faut faire de l'argent. Je ne connnis ( i , chargez -vous de

ec soi lettre le billet; retirez ma

: je suis Lien afee de l'avoir, et vous me rez compte du surplus.

rno >*t i n.

Cela est trop juste, madame; et vous n'avez rien à craindre de notre probité.

le chevalier, à ta baronne.

Je ne perdrai point de temps , madame ; et vous aurez cet argent incessamment.

LA BARONNE

Attendez un moment; je vais vous donner 1? billot. ( Elle passe dans son cabinet.)

Page 1