‹ Le double veuvage, comédieChapitre 140 sur 252 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LE CHEVIALIER, FRONTIN.

FRONTIS.

Un billet de dix mille écus ! la bonne aubaine , et la bonne femme ! Il faut être aussi heureux qu* vous Tètes pour en rencontrer de pareilles : savezvous que je la trouve un peu trop crédule pour une coquette ? I

LE CHEVALIER

Tu as raison.

f n o N t i >\ Ce n'est pas mal payer le sacrifice de notre vieille folle de comtesse , qui n'a pas le sou.

LE CHEVAHEU.

Il est vrai.

FRO* TIN

Madame la baronne est persuadée que vous avez perdu mille écus , sur votre parole , et que son diamant est en gage. Le lui rendrez-vous , monsieur , avec le reste du billet?

LE CHEVALIER

Si je le lui rendrai ?

FROSTIS.

Quoi ! tout entier , sans quelque nouvel article de dépense ?

LE CHEVALIER

Assurément, je me garderai bien d'y manquer.

i86 TURGAllET.

FROXTI5.

Vous avez des moments d'équité Je ne m'y

attendons pas.

LE CHEVALIER

Je serois un grand malheureux de in exposer à

rompre avec elle à si bon marché !

FIIONTI X.

Ah ! je vous demande pardon , j'ai fait un jugement téméraire ; je erovois que v^is vouliez l'aire les choses à demi.

LE CHEVALIER

Oli! non. Si jamais je me brouille, ce ne sera qu'après la ruine totale de M. Turcaret. front i y.

Qu'après sa destruction , ià , son anéantissement ?

LE CHEVALIER

Je ne rends des soins à la coquette que pour l'aider à ruiner le traitant.

Fort bien! Aces sentiments généreux je recoanois mon maître.

le c ïï evalier, voijant revenir la baronne. Paix, Fronlin; voici la baronne.

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