‹ Le double veuvage, comédieChapitre 146 sur 252 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

M. TURCARET, LA BARONNE

M. TURCARET, tout eSSOufflé.

Ouf ! je ne sais par où commencer , perfide !

la baronne, à part.

Elle lui a parlé.

J'ai appris de vos nouvelles, déloyale ! j'ai appris de vos nouvelles ! On vient de me rendre compte de vos perfidies , de votre dérangement !

LA BARONNE

Le début est agréable, et vous employez de fort jolis termes , monsieur.

Laissez-moi parler; je veux vous dire vos ve'iités... Marine me les a dites... Ce beau chevalier, qui vient ici à toute heure, et qui ne m étoit pas suspect sans raison, n'est pas votre cousin, comme vous me l'avez fait accroire. Vous avez des vues pour l'épouser, et pour me planter là, moi . quand j'aurai fait votre fortune.

LA BARONNE

Moi , monsieur , j'aimerois le chevalier ?

Marine me l'a assuré , et qu'il ne faisoit figure dans le monde qu'aux dépens de votre bourse ei de la mienne , et que vous lui sacrifiez tous les présents que je vous fais.

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