‹ Le double veuvage, comédieChapitre 163 sur 252 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

LE CHEVALIER, FR0NT1N

LE CHEVALIER

Parlons de choses sérieuses, Frontin. Je n'apporte point à la baronne l'argent de son billet.

FRONTIB.

Tant pis.

LE CHEVALIER

J'ai été chercher un usurier qui m'a déjà prêté de l'argent, mais il n'est plus à Paris. Des affaires, qui lui sont survenues , l'ont obligé d'en sortir brusquement : ainsi je vais te charger du billet.

FLONTI N.

Pourquoi ?

LE CHEVALIER

Ne m'as-tu pas dit que tu connoissois un agent de change, qui te donneroit de l'argent à l'heure même ?

Gela est vrai ; mais que direz-vous à madame la baronne? Si vous lui dites que vous avez encore son billet, elle verra bien que nous n'avions pas mis sou brillant en gages ; car , enfin , elle n'ignore pas qu'un homme qui prête ne se dessaisit pas pour rien de son nantissement.

LE CHEVALIER

Tu as raison ; aussi suis-je d'avis de lui dire que j'ai touché l'argent, qu il est chez moi, et

ftCTE II, SCÈNE XI. 2:3

que demain matin tu le feras apporter ici. Pendant ce temps-là , cours chez ton agent de change , et fais porter au logis l'argent que tu en recevras. Je vais t'y attendre aussitôt que j'aurai parlé à la baronne.

entre dans la chambre de la baronne, j

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