‹ Le double veuvage, comédieChapitre 18 sur 252 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

LASUHVAJNTE, FKOSJNE, GUSMAN.

F nos 15 E, à la suivante.

Retirez-vous, ma maîtresse s'approche. ( À Gusman. ) Elle vient pleurer ici chemin faisant.

&VSMAS.

On en tirera plutôt de fausses larmes que de bon argent.

FROS ISE.

Ne plaisante point : je crains bien crue tout ceci ne soit périlleux pour elle.

GUSMAN

Comment donc ?

FLOSINE.

Elle m'a fait pitié , quand madame la comtesse lui a certifié son veuvage ; c'est un coup de poignard qu'elle lui a enfoncé dans le cœur.

i\ LE DOUBLE VEUVAGE.

GUSMAp.

Quoi ! elle a senti le coup?

FROSINE

Ce qui la fera mourir, ce n'est pas le coup, c'est le contre-coup; car le moment qui la détrompera d'un veuvage si doux , la fera mourir de douleur.

6USMAN.

Venons au fait: dis -moi, est - il bien vrai qu elle soit amoureuse de Dorante , et qu'elle pense à l'épouser, aussitôt qu'elle croit son mari mort ?

FROSI5E.

Elle y pensoit bien dès son vivant , et je me suis toujours doutée qu'elle destinoit au neveu la survivance de son oncle.

GUSM AN.

Par les confidences que le mari m'a faites, j'ai jugé qu'il destinoit aussi à la nièce le poste de la tante ; il me dit souvent que Thérèse n'est nièce de sa femme qu'au troisième degré.

FROSISE.

Ma maîtresse veut que Dorante ne soit quasi pas neveu de son oncle.

GUSMAN

Ces sentiments m'étonnent dans une femme qui se pique d une régularité de mœurs....

FROSINE

Elle est régulière dans ses mœurs de parade . mais chez certaines femmes les mœurs de parade

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