ACTE I, SCÈNE X. a
et les mœurs négligées sont aussi différentes , que coiffure de jour et coiffure de nuit.
dUSMAN.
Tout bien considéré , je conclus que le mari et la femme excellent également dans l'hypocrisie conjugale,
fkosine.
Ils s'embrassent à proportion des biens qu'ils espèrent l'un de l'autre.
GUSM AN.
Oui , l'intérêt lui seul produit dans certaines familles plus d'embrassades fausses , que l'amour et l'amitié n'en produisent de sincères dans tout Paris.
FROSINE
L'a tendresse affectée de ces deux époux me réjouit ; car , en certains moments , tel des deux qui a envie de dévisager l'autre, caresse la succession qu'il en espère.
GUSM AN.
J'admire la sagesse des lois de notre province, qui permet aux époux de s'entredonner leurs biens ; car l'espérance d'hériter l'un de l'autre , est la seule digue qu'on peut opposer au torrent des querelles domestiques.
FIIOSINE.
Retire-toi , voici ma maîtresse. Pour gagner sa confiance , je vais lui aider à contrefaire 1 affligée.
théâtre. Comédies. J.