ACTE III, SCÈNE IX
M, hAfle, faisant quelques pas pour sortir et revenant.
J'oubliois la principale affaire : je ne l'ai pas mise sur mon agenda.
M. TUKCARET.
Qu'est-ce que c'est que cette principale affaire?
as. RAFLE.
Une nouvelle qui vous surprendra fort. Madame Turcaret est à Paris.
m. turcaret, à demi-voix.
Parlez bas , M. Rafle , parlez bas.
M. rafle, à demi-voix.
Je la rencontrai hier dans un fiacre avec une manière de jeune seigneur , dont le visage ne m'est pas tout-à-fait inconnu , et que je viens de trouver dans cette rue-ci en arrivant.
m. turc aret , « demi-voix.
Vous ne lui parlâtes point?
M. RAFLE, à demi-voix.
Non; mais elle m'a fait prier ce matin de ne vous en rien dire , et de vous faire souvenir seulement qu'il lui est dû quinze mois de la pension de quatre mille livres que vous lui donnez pour la tenir en province : elle ne s'en retournera point qu'elle ne soit payée.
M. turc aret , à demi-voix.
Oh: ventrebleu! M. Rafle, qu'elle le soit. Défaisons-nous promptement de cette créature-là. Vous lui porterez dès aujourd'hui les cinq cents
pistoles du serrurier; mais qu'elle parte dès demain.
m. kAfle, à demi-voix.
Oh! elle ne demandera pas mieux. Je vais chercher le bourgeois et' le mener chez vous. H. turc An et , à demi-voix.
Vous m'y trouverez.
( M. Rafle sorl. )