LA BARONNE, LE CHEVALIER
LA BARONNE
Que faites-vous donc là seul, chevalier? J« croyois que le marquis étoit avec vous. le chevalier, riant.
Il sort dans le moment, madame... Ah! ah! ah!
la baronne.
De quoi riez-vous tlonc ?
le chevalier.
Ce fou de marquis est amoureux d'une femme de province, d'une comtesse , qui lqge en chambre garnie. Il est allé la prendre chez elle , pour l'amener ici. Nous en aurons le divertissement.
LA BARONNE
Mais, dites-moi, chevalier, les avez-vous priés à souper ?
LE CHEVALIER
Oui , madame : augmentation de convives , surcroît de plaisir. Il faut amuser M. Tuicaret , le dissiper
s52 TURCARET.
LA BARONNE
La présence du marquis le divertira mal. Vous ne savez pas qu'ils se connoissent. Ils ne s'aiment point. Il s'est passé tantôt entre eux une scène
le chevalier, l'interrompant.
Le plaisir de la table raccommode tout. Ils ne sont peut-être pas si mal ensemble qu'il soit impossible de les réconcilier. Je me charge de cela : reposez-vous sur moi. M. Turcaret est un bon sot. la baronne, voyant entrer M. Turcaret.
Taisez-vous; je crois que le voici.... Je crains qu'il ne vous ait entendu.