ACTE II, SCÈNE XIV. Sy
DORANTE
Suivant les conseils que je vous ai donnés....
LA VEUVE
Vous avez son geste , sa démarche , son air de visage ; j'aimois tant votre air de visage!
DORANTE
Pensons à terminer.
LA VEUVE
Ce qui me charmoit encore dans mon époux , c'est votre douceur , votre esprit , toute votre personne enfin.
Madame , je vous ai dit de quelle conséquence il est pour vous de contenter au plus vite madame la 'comtesse; vous ne m'honorez point de votre attention.
LÀ VEUVE
De l'attention ? c'est vous qui n'en avez guère. Vous me pressez de donner tout mon bien ; vous ne savez pas que plus j'en aurai.... mieux ce sera pour vous.... n'est-ce pas, Frosine?... car, dans la suite.... vous entendez bien , monsieur. . . je pourrai bien vous — n'est-ce pas, Frosine?... je ne m'explique point vous entendez bien , monsieur..... car la bienséance me défend de vous dire
FROSINE
Tort ce que vous lui avez déjà dit.
LA VEUVE
Je vous dirai seulement qu'ayant fait réflexion sur ce que madame la comtesse ne veut point nie dire quel est le mari qu'elle destine à ma nièce , je crains que ce ne soit vous.
DORANTE
Moi , madame !
FROSINE
Monsieur est trop sage pour ne pas aller clrf.it à la source du bien.
la veuve.
Je le crois ; mais de peur que madame la comtesse ne vous donne malgré vous à ma nièce , j'ai résolu de ne donner mon argent qu'en signant le contrat de ma nièce avec un autre mari que vous , avec un autre — et j'ai raille bonnes raisons à vous communiquer là -dessus. Suivez -moi tous deux.
DORAXIE,
Frosine.
FROilNi.
Monsieur.