‹ Le double veuvage, comédieChapitre 56 sur 252 · FROSINE, LA VEUVE · texte numérisé non relu

FROSINE, LA VEUVE

Où es-tu donc, Frosine ? tu m'abandonnes dans ma colère , je suis outrée.... contre madame la comtesse.

FROSIKE.

C'est-à-dire votre rrnri.

LA VÏCVE.

Me tromper, me trahir! Il souhaite ma mort , le cruel , le traitre !

FROSINE

Oui , c'est une traitre que cette madame la comtesse ; mais votre mari mérite aussi votre colère, premièrement, parce qu'il est en vie , et de plus, parce qu'il est infidèle ; mais, de peur qu'il De s'aperroive que vous l'êtes aussi , feignez , comme je vous ai dit , d'être ravie de le revoir.

LA VEUVE

Je tremble de peur qu'il ne me soupçonne ; j'aurai peut-être dans mon trouble nommé Dorante innocemment.

FROSIKE.

Innocemment, d'accord; mais enfin la vertu veut que vous changiez en un clin d'œil votre amour en estime ; et dès que votre mari deviendra mort , vous rechangerez en un antre clin d'œil votre estime en amour.

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