SCÈNE VIL
L'INTENDANT, LA SUIVANTE, LA COMTESSE, DORANTE, LA SUISSESSE, LA VEUVE, THÉRÈSE, PROMUE.
LA COMTESSE
Je viens prendre part à la joie que vous avez de vous revoir; prenez part aussi aux deux mariages que je fais. Allons , réjouissons-nous.
(On danse.)
LA SUISSESSE
Rien n'est si gai que la tristesse Ou d une fille ou d une nièce , Oui pour suivre un mari , va quitter ses parent* ; Son cœur sensible à la tendress£ , La fait pleurer et rire en même temps.
la suivante, à Thérèse.
C'est grand dommage D'envoyer aux Normands une fille si sage ; Car fille sage apparemment Sera fidèle en mariage, Et femme si fidèle avec mari Normand , C'est grand dommage.
LA COMTESSE
Suspendez vos chansons pour un moment. Je crois m'apercevoir qu'au lieu de vous réjouir , ceci vous attriste ; il y a quelque chose là que je ne comprends point. Quand je marie à mes dépens un neveu qui vous déplaît, afin de l'éloigner de vous —
l'intendant.
Eloignez-le , madame , c'est ce que je souhaite. la comtesse.
Et quand je vous débarrasse d'une nièce....
LA VEUVE
Vous me faites plaisir, madame.
LA COMTESSE
Votre nièce partira demain pour la Basse-Normandie.
LA VEUVE
J'y consens , mais —
LA COMTESSE
Et votre neveu pour la Gascogne.
l'intendant.
C'est ce que je souhaite , mais