ACTE III, SCÈNE VII
LA COMTESSE
Pourquoi donc êtes-vous fâchés tous deux de ce que je vous contente tous deux? • fhosini.
Madame voudroit bien qu'on n'éloignât point., sa nièce unique.
gusm as.
Monsieur voudroit bien voir toujours auprès de lui.... son cher neveu.
LA COMTESSE
Je ne croyois pas que vous les aimassiez tant ; votre tendresse pour eux me feroit venir une idée: ce seroit de les garder dans ma maison , et de les marier ensemble , si vous y consentez.
gusman, bas , à l'Intendant.
Ce mariage fera enrager votre femme , et Thérèse restera auprès de vous.
frosine, bas . à la veuve.
Ce mariage punira voire mari , et vous verrez toujours Dorante.
Vous hésitez encore à cette seconde proposition ? cela me feroit soupçonner que. . . .
LA VEUVE
Point du tout , madame.
l'inten dant.
Vous vous trompez.
LA COMTESSE
Qui peut donc vous arrêter?
LA VEUVE
Madame, c'est qu'avant destiné mon Lien à un
•'poux que j'aime
l'i nten d an t.
Oui, madame, et je veux garder aussi tout le mien à mon épouse.
la comti. s se.
Ah ! je suis ravie de mètre trompée dans me s soupçons : puisque je vois le seul point qui vous arrête , je ne vous demande n'en pour eux, vous hériterez l'un de l'autre ; mais ils hériteront du dernier vivant , et vous leur assurerez tous vos biens.
dorante , à la veuve.
xMadame , empêchez qu'on ne m'éloigne.
Thérèse , à son oncle.
Monsieur, souffrirez- vous qu'on me marie en province ?
Ce qui me détermine , c'est la peur.... 'de déplaire à ma femme.
LA VEUVE
La crainte que j'ai de.... de fâcher mon mari.
LA COMTESSE
C'est donc un mariage fait , donnez-vous la main.
GtTSM AN.
Un si joli mariage mériteroit un divertissement complet ; mais nous n'avons dans ce château ni musiciens , ni danseurs , et il nous est défendu