‹ Le double veuvage, comédieChapitre 64 sur 252 · B5MAN · texte numérisé non relu

B5MAN

Puisque nous manquons de musiciens , je vais chanter moi seul une espèce d'opéra en raccourci.

La la la la : Je vais chanter , la la la la , Mon opéra , la la la.

Donnez-moi le ton. Je n'y suis: pns.

Trop haut, trop bas.

Ha ! ha !

M'y voilà.

8o LE DOUBLE VEUVAGE.

D'abord une ouverture, La, la, la, d'une beauté', D'une gravite'.

Chant naturel, d'après nature.

La reprise est d'un goût Fantasque et bizarre, ta ri ta ri ta tou, \ oici la pièce, écoutez jusqu'au bout. Une ritournelle tendre Vous prépaie au récit que vous allez entendre. La lire La, la ri ta ri ta tire, La li ta ra Et cœtera.

J'admire La science De mes chœurs , Et la magnificence De mes clameurs.

Quelles horreurs !

Des fureurs.

Ce qui m'étonne , C'est ma rhaconne :

Ou puis-je prendre un feu si beau ?

Ma passacaille est encore un morceau , Hon ! je mégare' En bécare ; Ptentrons vite en bémol , pour chanter mon rondeau. Duo , trio , sourdine , écho , Echo, écho, écho, Pour ma gigue elle n'est pas si belle , Mais elle est nouvelle.

Voici le beau ;

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