‹ Le double veuvage, comédieChapitre 69 sur 252 · LA BRANCHE, CRISPIN · texte numérisé non relu

LA BRANCHE, CRISPIN

LA BRANCHE, à part.

N'est-C'E pas là Crispin ?

crispin, à part.

Est-ce-là La Branche que je vois ?

LA BRANCHE, rt part.

C'est Crispin , c'est lui-même.

crispin , à part.

C'est La Branche, ou je meure \..(-A La Brandit) L heureuse rencontre!... Que je t'embrasse , mon

cher! ( lis s'embrassent.) Franchement, ne te

voyant plus paroitre à Paris , je craignois que quelque arrêt de la cour ne t'en eût éloigné.

LA BRANCHE

Ma foi ! mon ami , je 1 ai échappé belle , depuis que je ne t'ai vu. On m'a voulu donner de l'occupation sur mer; j'ai pensé être du dernier détachement de la Tournelle.

CRISPIN

Tudieu !... Qu'avois-tu donc fait ?

LA BRANCHE

Une nuit, je m'avisai d'arrêter, dans une rue détournée , un marchand étranger , pour lui demander, par curiosité, des nouvelles de son pays. Comme il n'entendoit pas le françois , il crut que je lui demandois la hourse. II crie au voleur. Le guet vient : on me prend pour un fripon; on me mené au Châtelet. J'y ai demeuré sept semaines.

CRIS P 1 N

Sept semaines !

LA BRANCHE

J'y aurois demeuré bien davantage sans la nièce d'une revendeuse à la toilette.

CR ISHIN.

Est-ii vrai :

LA BRANCHE

On etoit furieusement prévenu contre moi ! mais cette bonne amie se donna tant de mouvement , qu'elle fit connoître mon innocence.

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