LA BRANCHE, M. ORONTE, MADAME ORONTE, ANGÉLIQUE, LISETTE
la buanche, à M. et à madame Oronte.
Tres-humble serviteur à monsieur et à madame
Oronte [A Angélique.) Serviteur très-humble à
mademoiselle Angélique (A Lisette.) Bon jour.
Lisette.
m. oroste.
Eh bien ! La Branche , quelle nouvelle ?
LA BRANCHE
Monsieur Damis , votre gendre et mon maître , vient d'arriver de Chartres. Il marche sur mes pas. ;'ai pris les devants pour vous en avertir. Angélique, à part.
Oh ciel!
m. on os te, à La Branche.
Je l'attendois avec impatience... Mais pourquoi n'est-il pas venu tout droit chez moi ? Dans les termes où nous en sommes , doit-il faire ces façons-là ?
LA BRANCHE
Oh! monsieur, il sait trop bien vivre pour pn user si familièrement avec vous. C'est le garçon de
Théâtre. Comédies. 7 IO
no CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.
Fiance qui a les meilleures manières; quoique je sois son valet, je n'en puis dire que du bien.
M A D À r.l fc" pIlOHIK.
Est-il poli? est-il sage?
S il est sage, madame? 11 a été élevé avec la plus brillante jeunesse de Paris. Tudieu ! c'est une tète bien sensée.
m. onouTE.
Et monsieur Orgon , n'est-il pas avec lui ?
L A B RASCHE.
Non, monsieur. De vives atteintes de goutte l'ont empêché de se mettre en chemin.
m. o nos te.
Le pauvre bonhomme!
LA liRÀHCHE.
Cela l'a pris subitement la veille de notre départ.
(27 tire une lettre de sa poche , et la donne à monsieur
O route.) m. oboste, prenant ta lettre et en lisant le dessus. « A M. Craquet , médecin, dans la rue du Se- « pulcre. »
la branche, reprenant la lettre.
Ce n'est point cela , monsieur.
m. ouo nte , riant.
Voilà un médecin qui loge dans le quartier d** Kes malades.