SCÈNE VII. m
la BHA5CHE, tirant plusieurs lettres de sa poche , et en lisant les adresses.
J ai plusieurs lettres que je inc suis chargé de rendre à leurs adresses..,.. Voyons celle-ci. .. (Il lit.) « A M. Bredouijlet, avocat au parlement , « rue des Mauvaises-Paroles » — Ce n'est point encore cela : passons à l'autre — (Il lit.) «A (c M. Gourmandin , chanoine de.... » Ouais! je ne trouverai point celle que je cherche?... ' IL lit.) a A monsieur Oronte » — Ah! voici la lettre de
M. Orgon (17 donne cette demi re lettre à
M. Oronte. ) II l'a écrite d'une main si tremblante que vous n'en reconnoitrez pas l'écriture.
M. OROSTE.
En effet, elle n'est pas reconnoissable.
LA BRANCHE
La goutte est un terrible mal ! — Le ciel voua en veuille préserver , aussi - bien que madame Oronte, mademoiselle Angélique. Lisette, et toute la compagnie.
m. oroste, ouvrant la lettre et la lisant. « Je me disposois à partir avec Damis ; mais la u goutte m'en a empêché : néanmoins , comme ma « présence n'est point absolument nécessaire à « Paris, je n'ai pas voulu que mon indisposition « retardât un mariage qui fait ma plus chère en- « vie , et toute la consolation de ma vieillesse. Je « vous envoie mon fils: ^ervez-lui de père, comme
w^orld ri, ,ai, DE SON MAITRE.
<c à votre fille. Je trouverai bon tout ce que vous « ferez.
« De Chartres.
« Votre affectionné serviteur , On g on. »
(Après avoir lu.) Que je le plains!... (Voyant paroitre Crispin, vêtu îles habits de Dumis. ) Mais , qui est ce jeune homme qui s'avance ? Ne seroit-ce point Damis ?
LA BRANCHE
C'est lui-même.... ( A madame Oronte. ) Qu'en dites-vous , madame ? n'a-t-il pas un air qui prévient en sa faveur ?
MADAME OR ON TE
Il n'est pas mal fait, vraiment !