‹ Le double veuvage, comédieChapitre 84 sur 252 · M. ORONTE, MADAME ORONTE, ANGÉLIQUE, LISETTE, CRISPIN · texte numérisé non relu

M. ORONTE, MADAME ORONTE, ANGÉLIQUE, LISETTE, CRISPIN

M. ORONTE, à Crispm.

Revenons à votre père. Je suis très-aflligé de son indisposition ; mais satisfaites , je vous prie, ma curiosité. Dites-moi un peu des nouvelles de son procès?i

c n i s p i a , embarrassé et appelant.

ri. ORONTE.

Vous êtes bien ému , qu'avez-vous ?

crispin , à part.

Maugrebleu de la question !... (A M. Orontc.) J'ai oublié de charger La Branche — (A part.) Il devoit bien me parler de ce procès-là !

M. ORONTE

Il reviendra. . . . Eh bien ! ce procès a-t-il enfin été jugé ?

CRISPIN

Oui , Dieu merci , l'affaire en est faite.

M. ORONTE

Et vous l'avez gagné?

CRISPIN

Avec dépens.

M. ORONTE

J'en suis ravi , je vous assure !

no CHISPIN RJVAL DE SON MAITRE.

MADAME OHOSTE.

Le ciel en soit loué !

cris pi n.

Mon père avoit cette affaire à cœur; il amoit donné tout son bien aux juges, plutôt que d'en avoir le démenti.

M. ORONTE

Ma foi , cette affaire lui a bien coûté de l'argent, n'est-ce pas ?

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