‹ Le double veuvage, comédieChapitre 96 sur 252 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

de mon maître, et tout cela, vous m'entendez bien, pour suspendre le mariage d'Angélique.

M. 0R05TE, à part.

Ce qu'il dit est assez vraisemblable.

LA BRANCHE

Et, pendant que vous approfondirez ce faux bruit, Lisette gagnera l'esprit de sa raakresbe , et lui fera faire quelque mauvais pas , après quoi vous ne pourrez plus la refuser à Valère. m. ohonte, À part.

Hon , hon! ce raisonnement est assez raisonnable.

Mais , ma foi , les trompeurs seront trompés. Monsieur Oronte est homme d'esprit , homme de tête ; ce n'est point à lui qu'il faut se jouer.

M. ORONTE

IVon , parbleu !

LA BRANCHE

Venus savez toutes les rubriques du monde , toutes les ruses qu'un amant met en usage pour supplanter son rival.

M. ORONTE

Je t'en réponds Je vois bien que ton maître

n'est point marié Admirez un peu la fourberie

de Valère! Il assure qu'il est intime ami de Damis , et je vais parier qu ils ne se connoissent seulement pas.

i28 CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.

LA BRANCHE

Sans doute Malepeste ! monsieur, que vou*

r'es pénétrant! /Comment! rien ne vous échappe.

M. ORONTE

Je ne me trompe guère clans mes conjectures.. (Voyant paroltre Crispin.) J'aperçois ton maître; je veux rire avec lui de son prétendu mariage.... (Riant.) Ah! ah! ah! ah!

la bkanciie, riant aussi.

Hé! hé! hé! hé! hé! hé! hé!

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