‹ Le double veuvage, comédieChapitre 99 sur 252 · SCÈNE XV. i3i · texte numérisé non relu

SCÈNE XV. i3i

pêche chaque année pour deux mille francs de goujons.

M. oronte, à Crispin.

Il ne faut pas laisser échaper une si belle occasion. Ecoutez, j'ai chez mon notaire cinquante mille écus que je réservois pour acheter le château d'un certain financier qui va bientôt disparoître ; je veux vous en donner la moitié.

crispin, embrassant M. Oronte.

Ah! quelle bonté , M. Oronte! je n'en perdrai jamais la mémoire;une éternelle reconnoissance... mon cœur ... enfin j'en suis tout pénétré !

LA BRANCHE

M. Oronte est le phénix des beaux-pères.

M. ORONTE

Je vais vous quérir cet argent. . . Mais je rentre auparavant, pour donner cet avis à ma femme.

CRISPIN

Les créanciers de Valère vont se pendre.

M. ORONTE

Qu'ils se pendent. Je veux que dans une heure vous épousiez ma fille.

CRISPIN

Ah! ah! ah! que cela sera plaisant!

LA BRANCHE

Oui , oui , c'est cela qui sera tout-à-fait drôle ! ( M. Oronte s'en va. )

i3a CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE. -

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