SCÈNE PREMIÈRE
MISTRISS DINGLEY, entrant par le fond.
Il est charmant, ce presbytère... Plus j’y vions, plus je m’y trouve à l’aise, et M. Tisdal me convient tout à fait. Ahl si j'étais une personne romanesque, ses complaisances pour moi, ses câlineries pourraient mener loin mon imagination. Mais je suis trop sensée pour croire que ce sont mes beaux yeux qui lui font pousser de si gros soupirs. C’est Esther; (Elle s'assied sur le canapé.) cela est visible, visible, pour moi... car je sui3 la seule à m’apercevoir de ce qui se passe... Le reteeur s’imagine qu’Esthcr est encore une enfant; et, s’il l’aime.c’est pour jouer avec elle. (Elle se lève et passe h droite.) Pourquoi n’épouscrait-elle pas M. Tisdal? Swift va, dit-on, être nommé doyen de Saint-Patrick ! Lorsqu’il ira s’élablir à Dublin, il peut bien laisser Laracor en dot à Stella... et à nous trois... provisoirement, nous ferons un délicieux ménage. (Elle tire de sa poche un jeu de cartes.) Je suis seule; consultons l’oracle, pour voir si mon projet réussira. (Elle s’assied près du bureau.)
LE DOYEN DE SAINT-PATRICK