SCÈNE H
T1SDAL, MISTRISS D1NGLEY.
MISTRISS DINGLEY, à Tisdal quitraverse le salon et se dirige vers le jardin.
Eh bien , docteur î vous ne me dites pas bonjour?
T1SDAL, une lettre décachetée à la main.
Je vous voyais si occupée !...
MISTRISS DINGLEY Se lève.
Moquez-vous bien de mes distractions.
TISDAL.
Comment se porte miss Johnson ce matin?
MISTRISS DINGLEY
A merveille. Elle est au jardin. (Rappelant Tisdal qui reprend la direction du jardin.) Mes cartes vous scandalisent, avouez-le ; et pourtant j’ai bien envie de vous dire votre bonne aventure. Le docteur Swift n’est pas là ! (Elle va près du bureau à droite) Coupez, monsieur Tisdal. (Tisdal s’assied) Ah! de la main gauche! C’est cela!... Trois dix!... Changement dans votre situation.
TISDAL, plaisantant.
Précisément; voici une lettre qui me l’annonce.
MISTRISS DINGLEY
Hein ! suis- je infaillible? Mais je suis trop discrète pour demander à mes cartes les secrets de votre correspondance... Qu’est-ce qu’il y a dans cette lettre?
TISDAL, se levant.
Une pension de cent livres sterling que .Monseigneur m’alloue, sur son évêché, pour me dédommager de n’êlre pas recteur de Laracor.
MISTRISS DINGLEY, bas.
Cent livres! avec ce qu’il al Eh! mais, ce petit docteur devient un excellent parti.. . (Haut.) Eh bien ! que vous disaisje?... Coupez encore. . Oh! que de cœurs!... C’est de l’amour, un grand amour !... Attendez... (Tisdal s’approche.) pour une blonde... qui ne vous voit pas de mauvais œil... Mais, vous ne croyez pas aux cartes !